La route des vacances
5 juillet 2026
Vous ne pouvez pas dire que je passe mon temps à vous rabâcher les oreilles à propos du remorquage récréatif électrique. Aussi, je me permets de revenir sur le sujet, juste au cas où cela ferait plaisir à ceux qui envisagent de faire le grand saut pour se libérer du pétrole.
Depuis bientôt deux ans (mon bail de location expire le 22 août qui vient), je roule dans une BMW iX50 tout en remorquant une Alto A-2124 de 6,4 m. Déjà 58 800 km au compteur dont environ 20 000 réalisés en remorquant l’Alto. Le VUS ne fait pas grand cas de la charge qu’il remorque, me fait remarquer Michelle à chaque départ.
Le 26 juin, elle et moi avons entrepris notre 24e ou 25e tour de la Gaspésie, qui, comme presque à chaque fois, s’étirera probablement jusqu’à l’Île-du-Prince-Edouard). Ce matin, nous nous sommes réveillés à Paspébiac à mi-chemin de notre périple. L’odomètre de la voiture a vieilli de 1 237 km, depuis notre départ.
Quelques mots sur le relief géographique rencontré jusqu’à maintenant, un facteur important de la performance de notre équipage. Bien que l’altitude maximale n’excède pas plus de 200 mètres sur ce parcours, les côtes y sont nombreuses et plutôt abruptes. Il est fréquent de voir des écriteaux annonçant des descentes de 12 à 15º. Voilà pour le relief. Autre facteur à ne pas négliger, une température qui oscille entre 15 et 27º, accompagnée de vents légers venant le l’ouest.
Pour ce parcours, nous avons choisi de rouler dans le sens inverse des aiguilles d’une montre en suivant le profil nord de la péninsule.
Jusqu’à maintenant, notre consommation moyenne se situe à 34,8 kW/100 km. Comme la seconde moitié du périple nous évitera de jouer à l’ascenseur dans les Appalaches, celle-ci devrait sûrement s’améliorer de quelques dixièmes de litre, à moins que le vent d’ouest devienne plus agressif.
Tout au long de la route, à une exception près, nous avons eu recours à des Superchargeurs Tesla pouvant débiter jusqu’à 230 kW/h, même si notre iX50 ne peut avaler plus de 180 kW/h sans s’étouffer. L’ensemble de nos recharges a totalisé 430,8 kW pour 1 237 km. Monétairement, cela représente une dépense de 139,76 $ ou, si vous préférez, 11,3 cents au km (11,30 $/100 km).
Si je compare à ce qu’il m’en coûtait avec mon précédent véhicule récréatif qui buvait 18 L/100 km, en remorquant un youyou, ma dépense en énergie a chuté de 65 %.
Dans deux semaines, je vous ferai part de mes impressions de ce voyage et mettrai à jour les statistiques que je viens de vous présenter.
Commentaires
Paul
Claude, J’ai oublié de mentionner un facteur essentiel expliquant la performance mentionnée dans ma publication précédente la vitesse. Que ce soit sur l’autoroute 20 ou la route nationale 132, je m’en suis tenu à la vitesse maximale autorisée soit 100 km/h sur la première et 90, sur la seconde avec, presque toujours, le régulateur de vitesse adaptatif en fonction. Je ne peux me prononcer sur les camionnettes électriques de Ford dont coefficient aérodynamique est nettement plus élevé que celui de ma BMW. De plus je sais qu’une Airstream de 25-26 pieds pèse au moins le double de mon Alto. Finalement, je ne connais pas la pesanteur du pied sur l’accélérateur de son propriétaire, sa façon de conduire, ni la vitesse de croisière à laquelle il circule. Pour avoir déjà rencontré et discuter avec des personnes conduisant ce genre de véhicule, chacun avouait que remorquer divisait facilement en deux l’autonomie annoncé par Ford. Par contre, ce que je sais avec certitude, c’est la justesse des paramètres dans lesquels je circule et la rigueur des données qui me sont fournit par mon ordinateur de bord et celui des bornes de recharges. Cependant, au moins deux fois sur trois, je me vois dans l’obligation de séparer la caravane de son tracteur pour la laisser sur un stationnement adjacent pendant que je fais le plein d’énergie. J’observe à l’occasion des stations de recharge qui offrent un accès à entrée directe à certaines bornes. Le domaine de la recharge commence à prendre en considération que la prolifération des types de VE et de leur usage doit se traduire par l’ajout de bornes plus accessibles. En contrepartie, j’ai également noté à plusieurs reprises des bozos en véhicules à carburant fossile, utiliser des stationnement ou un écriteau affichait «réservé aux VE en recharge».
Claude
Bjr M. Laquerre Aux bornes de recharge, qu’en est-il de la facilité ou le défi de vous stationner avec la caravane ? Faut-il désarrimer à chaque fois ? Aussi, avez vous eu l’occasion d’échanger avec un proprio d’un F150 électrique en situation de remorquage ? J’ai parlé ce matin ici à l’Islet avec un proprio d’un F150 Lightning qui tracte une Airstream de 25-26 pieds et il me mentionnait une autonomie de 200, 210 km. Vrai peut-être sur le plat avec un vent arrière mais je suis légèrement sceptique pour les bonnes côtes et un bon vent de face…
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