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	<title>Carnet de Paul Laquerre</title>
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	<description>Rédacteur en chef de Camping Caravaning</description>
	<pubDate>Sun, 20 May 2012 12:30:44 +0000</pubDate>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Errer ou non?</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 12:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[La semaine dernière, j’avais amorcé un sujet suite à la visite du Village royal, un parc luxueux pour autocaravane de classe A qui vend des emplacements en utilisant la formule condo. Touché par la beauté de l’emplacement et ses multiples possibilités, cela m’avait remué et amené à me questionner sur mon genre de caravaning.
Bien sûr, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><p><span>La semaine dernière, j’avais amorcé un sujet suite à la visite du Village royal, un parc luxueux pour autocaravane de classe A qui vend des emplacements en utilisant la formule condo. Touché par la beauté de l’emplacement et ses multiples possibilités, cela m’avait remué et amené à me questionner sur mon genre de caravaning.</span></p>
<p><span>Bien sûr, certains ont saisi la balle au bond pour y se lancer dans un conflit de classes sociales. Qu’à cela ne tienne, pour moi « le vrai monde » se retrouve tout autant chez les fortunés que les gueux, il y  des «tarlas» dans les deux camps, mais ce n’est pas en méprisant ce que l’on n’est pas que l’on s’élève dans la qualité de notre humanité.</span></p>
<p><span>Bref, je crois que ce projet a trouvé un créneau qui répond véritablement à un besoin et je ne doute nullement de son succès. En quelques jours, au moins six personnes m’ont assuré qu’elles iraient visiter le parc et qu’elles envisageaient sérieusement d’y acheter un emplacement. Tant mieux pour eux!</span></p>
<p><span>Par contre, d’autres m’ont confirmé que ce parc ne répondait pas à leurs besoins, du moins pour le moment. Ces caravaniers, souvent nouveaux dans la vie nomade, sont tellement loin d’avoir étanché leur soif de découvertes qu’ils conçoivent mal le fait de se restreindre à un seul endroit. À mes débuts, il y a plus de quatorze ans, cette perspective ne m’aurait pas attiré non plus.</span></p>
<p><span>Pourtant, après avoir bourlingué un peu partout en Amérique du Nord, principalement l’hiver à cause de contingences climatiques et gouvernementales, il est un élément auquel tous ceux de ma race (celle des snowbirds) sont confrontés. On peut le désigner par des mots comme racines, famille, amis, communauté. Chaque fois, il nous ramène à une réalité à laquelle on ne peut échapper, un besoin fondamental : celui de se retrouver périodiquement parmi les siens. Je l’ai souvent écrit, autant, quand l’automne arrive, il me tarde de partir, autant, au printemps, je reviens au pays avec la fougue d’un cheval qui anticipe l’écurie.</span></p>
<p><span>Les retrouvailles ont cependant pour effet de nous amener à restreindre quelque peu notre mobilité estivale. Visiter les enfants, les parents, les amis remplit facilement plusieurs pages de l’agenda. Ajoutez à cela les impôts, la visite médicale annuelle et celle du dentiste, l’entretien du VR&#8230; bref, l’été s’achève avant qu’on ait eu le temps de s’en rendre compte.</span></p>
<p><span>Dans ces conditions, il est facile de comprendre pourquoi plusieurs grands nomades d’hiver se transforment en campeurs saisonniers lorsqu’ils reviennent au Québec. Pouvoir dire à ses relations que l’on a un camp de base fixe contribue grandement à leur donner le goût de nous visiter. À l’inverse, conserver ses habitudes de nomades fait que les proches doivent d’abord s’enquérir de l’endroit où l’on est et de celui où l’on sera dans les prochains jours avant de décider s’ils nous rendront visite ou non. Force est de reconnaître que c’est plus compliqué ainsi.</span></p>
<p><span>Depuis quelques années, Michelle et moi avons choisi l’option du camp de base, ce qui ne nous empêche nullement de faire autant d’escapades qu’on le désire. Cependant, nos proches savent que nous passons beaucoup de temps au même terrain de camping et cela contribue grandement à la qualité de notre vie sociale et familiale. </span></p>
<p><span>Dans le fond, comme un travailleur cesse de travailler durant ses vacances annuelles et monte à bord de son véhicule récréatif pour voyager, pour les nomades que nous sommes, des vacances, c’est d’arrêter d’errer. Il faut de tout pour faire un vrai monde. </span></p></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Village Royal</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 12:30:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, j’aborde un sujet-réflexion qui risque de s’étaler sur un minimum de deux carnets. Il s’inspire d’une tendance émergente que l’on peut observer chez nos voisins du sud, mais qui est en voie de s’installer chez nous. J’ai nommé les campings où le caravanier achète un lot en copropriété.
En ce moment, j’écris mon carnet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span>Cette semaine, j’aborde un sujet-réflexion qui risque de s’étaler sur un minimum de deux carnets. Il s’inspire d’une tendance émergente que l’on peut observer chez nos voisins du sud, mais qui est en voie de s’installer chez nous. J’ai nommé les campings où le caravanier achète un lot en copropriété.</span></p>
<p><span>En ce moment, j’écris mon carnet de Saint-Anicet, alors que nous sommes au beau milieu de la nuit (une mauvaise habitude commencée la semaine dernière, mais que j’espère être capable de corriger dans les plus brefs délais). Pourtant, jusqu’à vendredi dernier, dans mon esprit, Saint-Anicet se résumait à un nom de village, sans plus. </span></p>
<p><span>Je savais qu’il se situait dans l’extrême sud-ouest du Québec, presque à la frontière de l’Ontario et de l’État de New York, sur le bord de la voie maritime du Saint-Laurent que l’on nomme ici Lac Saint-François. Là s’arrêtaient mes connaissances géographiques de ce magnifique coin de mon pays.</span></p>
<p><span>Or, au même titre que le Géant du motorisé a fait connaître au monde des caravaniers le village de Saint-Ambroise, au nord-est de Chicoutimi, un avocat et promoteur immobilier, Alain Pageau, sa femme Lucie et son fils Maxime tentent de répéter le même exploit à Saint-Anicet. Pour ce faire, ils misent sur la construction d’un parc pour véhicules récréatifs de classe A de haut de gamme jouxté à un édifice comportant un peu moins de 50 condos avec salle de spectacle et restaurants. Le projet est on ne peut plus ambitieux.</span></p>
<p><span>La semaine dernière, j’ai donc été invité à venir visiter les lieux où l’aventure débutera. Lorsque j’en ai parlé à Michelle, sa première réaction fut de me dire candidement : « J’espère que je n’aurai pas un coup de foudre ». Elle se connaît la Mimi, en fait, elle nous connait bien.</span></p>
<p><span>Les Pageau ont acquis, il y a moins de deux ans un vaste domaine d’environ 130 hectares (±14 millions de pieds carrés) sur lesquels était érigé un ancien juvénat de la communauté des frères du Sacré-Coeur. Cette immense propriété donne directement sur le lac Saint-François. </span></p>
<p><span>Si la beauté des lieux a immédiatement séduit M. Pageau père, celui-ci mit à profit sa formation de juriste pour attaquer de front les innombrables obstacles administratifs pouvant entraver la réalisation de son rêve. S’engagea alors une ronde de tractations avec tous les partenaires concernés de près ou de loin : municipalité, des ministères du Québec, la Commission de protection du territoire agricole, le gouvernement fédéral, l’administration de la voie maritime du Saint-Laurent&#8230;</span></p>
<p><span>Pour les Pageau, il était essentiel d’aplanir les obstacles et d’obtenir tous les permis requis avant même qu’une pelletée de terre soit levée. Maintenant que toutes ces formalités sont réglées, le projet peut entrer dans une autre phase, celle de la vente des emplacements.</span></p>
<p><span>Comme cela se fait pour les grands projets immobiliers, les acheteurs potentiels peuvent venir au bureau de vente érigé sur les lieux et voir les maquettes, tableaux, plans d’aménagement des différents condos  offerts. Dans les prochains jours, un emplacement témoin sera complété, sur lequel une autocaravane de classe A sera stationnée dans son environnement réel, sur dalle de béton avec tous les services : eau, égout, câble pour la télé, internet, entrée électrique minimale de 100 ampères, immense cabanon et même un spa extérieur en option. Un luxe et un confort qui n’aura rien à envier aux plus grands « resorts » étatsuniens.</span></p>
<p><span>Les propriétaires friands de navigation de plaisance pourront aussi acheter un emplacement au quai d’une marina donnant sur la voie maritime. Juste à côté, une section permettra d’amarrer le bateau des personnes venant visiter leurs amis.</span></p>
<p><span>Profitant du climat le plus doux du Québec, chaque emplacement du Village Royal disposera de services sanitaires accessibles en tout temps, ce qui plaira certainement aux caravaniers à plein temps qui aimeraient bien fêter la Noël avec les leurs et partir pour le Sud longtemps après les outardes.</span></p>
<p><span>N’allez surtout pas imaginer que je cherche à vous faire un « pitch de vente », loin de là. Comme plusieurs, Michelle et moi nous interrogeons constamment sur l’endroit où il ferait bon d’arrêter le moteur de notre VR et sur le style d’établissement nous servant de camp de base. En ce sens, la visite de ce week-end ne fait qu’aviver les questions que l’on se pose.</span></p>
<p><span>Comme vous le constatez, il y a là beaucoup de matière à réflexion, ce que je vais continuer avec vous la semaine prochaine. D’ici là, pourquoi ne pas partager votre propre opinion sur le sujet ? </span></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Journée de sécurité</title>
		<link>http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/2012/05/06/journee-de-securite/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 12:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[
Ce week-end, j’ai quelque peu dérogé à mon habitude de rédiger mon carnet dominical.   Ayant annoncé dimanche dernier que mon texte d’aujourd’hui témoignerait de mes impressions de la journée de sécurité routière se tenant à Sherbrooke samedi, il me fallait donc attendre que celle-ci soit du passé avant d’écrire une seule ligne.
Cependant, même si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span>Ce week-end, j’ai quelque peu dérogé à mon habitude de rédiger mon carnet dominical.   Ayant annoncé dimanche dernier que mon texte d’aujourd’hui témoignerait de mes impressions de la journée de sécurité routière se tenant à Sherbrooke samedi, il me fallait donc attendre que celle-ci soit du passé avant d’écrire une seule ligne.</span></p>
<p><span>Cependant, même si je savais que je devais y prononcer deux petites conférences d’une heure, j’avais sous-estimé deux choses. La première reposait sur une contrainte de temps. </span></p>
<p><span>En plus d’amener mon VR au contrôle de poids, de hauteur et de vérification des pneus, je ne pouvais manquer d’aller saluer les nombreux exposants de la foire du VR organisée en marge de la journée de sécurité routière. De toute façon, les exposants sur places étaient presque tous des personnes que je connaissais de longue date.</span></p>
<p><span>Il y avait aussi les membres de l’association régionale estrienne de la FQCC venus sur place pour marquer le lancement de la saison de camping. Plusieurs d’entre eux, au hasard d’une rencontre, tenaient à me souligner leur satisfaction et leur fierté du magazine Camping Caravaning. D’autres en profitaient pour formuler un commentaire ou me poser une question. De mon côté, ces contacts chaleureux, souvent trop bref, me ramenaient à l’essentiel du caravaning, cette quasi-fraternité qui unit tous ceux qui partagent cette passion.</span></p>
<p><span>L’autre chose que j’avais mise en veilleuse, c’était l’énergie requise par une journée aussi remplie. Résultat, au retour d’un souper avec un des précieux collaborateurs de Camping Caravaning, Roger Laroche et Rolande, son épouse, je me suis retrouvé très fatigué. Cela, même si  l’horloge n’indiquait même pas 22 h. Tel le petit lapin rose n’ayant plus d’énergie pour frapper sur ses tambours, la seule pensée de tambouriner sur le clavier me semblait trop pénible. J’ai donc piqué du nez dans la couchette en souhaitant avoir le temps de rabattre les couvertures avant de m’endormir. En conséquence à la journée d’hier, ce matin, j’assiste au lever du soleil assis devant mon ordinateur.</span></p>
<p><span>Après un si long préambule, venons en maintenant au sujet annoncé de ce billet. Deux mots pour résumer la journée de sécurité routière qui se tenait à Sherbrooke pour la première fois : succès et cordialité. Il faut cependant avouer que la journée débuta par un pépin. Comme la pesée se déroulait à l’intérieur du Centre des foires, les organisateurs ont reçu la visite des pompiers de la ville inquiets de voir autant de véhicules circuler dans un bâtiment public. Ses derniers taient sutout préoccupé par les gaz d&#8217;échappement sortant des VR en marche dans un espace clôs. </span></p>
<p><span>Après discussion, il fut convenu d&#8217;apporter de légères modifications à la ligne de circulation des VR et de laisser les portes d&#8217;entrée et de sortie ouvertes afin de laisser les gaz s&#8217;échapper vers l&#8217;extérieur. Un pompier demeura quand même sur place tout l&#8217;avant midi  avec un appareil qui lui permit de prendre plusieurs lectures du niveau de CO2 et de s&#8217;assurer que tout était sécuritaire. </span></p>
<p><span>Il me faut souligner la patience des caravaniers qui durent attendre de très longues minutes coincés dans la longue file de VR. Aucun d’entre eux ne perdit sa bonne humeur malgré le retard imprévu. Plusieurs sortaient de leur véhicule et entamaient la conversation avec leurs compagnons d’infortune.</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<div id="attachment_776" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-776" src="http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/files/2012/05/dscn4530-300x204.jpg" alt="La mine réjouie des personnes sur cette photo témoigne de l'ambiance qui régnait lors de la journée de sécurité tenue à Sherbrooke." width="300" height="204" /><p class="wp-caption-text">La mine réjouie des personnes sur cette photo témoigne de l&#39;ambiance qui régnait lors de la journée de sécurité tenue à Sherbrooke.</p></div>
<p>Ce caractère bon enfant semble d’ailleurs devenir une constante des journées de sécurité. Voilà maintenant quatre ans que la FQCC organise cet événement annuel et chaque fois, c’est pareil.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span>Pour avoir participé à chacune de ces journées, je crois que ce qui contribue à la bonne humeur des gens est d’abord, pour plusieurs d’entre eux, le plaisir reprendre le volant de leur leur VR après un long hiver. Vient ensuite le sentiment que cette activité est conçue pour le rendre service et organisée par des bénévoles qui sont là pour les aider, les renseigner, augmenter leurs connaissances techniques. </span></p>
<p><span>Ajoutons que la tenue de ces journées de sécurité en dehors des grands centres que sont Montréal et Québec témoigne que la FQCC est aussi présente dans les régions. Et lorsqu’en plus, le soleil se met de la partie, alors là, le plaisir est complet.</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		</item>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Traumatisme</title>
		<link>http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/2012/04/29/traumatisme/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 12:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[Rassurez-vous, le titre de ce carnet ne signifie nullement que Michelle ou moi avons été victime d’un accident quelconque. J’ai utilisé ce mot dans le sens psychologique du terme et qui fait allusion à l’ensemble des perturbations déclenchées chez un sujet par un choc émotionnel. Si j’avais été musicien, j’aurais sans doute choisi comme titre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span>Rassurez-vous, le titre de ce carnet ne signifie nullement que Michelle ou moi avons été victime d’un accident quelconque. J’ai utilisé ce mot dans le sens psychologique du terme et qui fait allusion à l’ensemble des perturbations déclenchées chez un sujet par un choc émotionnel. Si j’avais été musicien, j’aurais sans doute choisi comme titre rumba du retour.</span></p>
<p><span>Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Vous avez sans doute en mémoire que la semaine dernière, j’évoquais les chocs climatique et financier associés au retour de notre périple d’hiver. Cette semaine, la turbulence s’est poursuivie sur fond de froid, que dis-je, de frette, de neige et de vent. </span></p>
<p><span>Après avoir passé le dernier week-end à Québec, une ville servant à entreposer l’hiver durant tout le printemps, nous sommes revenus en Montérégie, au camping qui nous servira de camp de base pour cet été.</span></p>
<p><span>Petit, très petit même, avec ses 23 emplacements, ce camping avait été frappé, l’automne dernier, par une sorte de vague de fond alors que plusieurs saisonniers avaient choisi de le déserter pour aller installer leurs pénates ailleurs. À notre arrivée ce printemps, les neuf caravanes ayant résisté au tsunami du déménagement donnaient au camping l’allure d’un village fantôme.</span></p>
<p><span>Il est vrai que nous n’étions que mercredi et que l’ouverture officielle de la saison n’était programmée qu’au 27 avril. Jusqu’à samedi, nous n’avons vu âme qui vive. Dans ce camping, on se sentait aussi seul qu’un veilleur de nuit dans un entrepôt désaffecté. Nous n’avions comme voisins qu’une vingtaine outardes s’étant arrêtées pour une halte d’un soir sur les berges de la Richelieu un peu à la façon de caravaniers dans un stationnement de Walmart. Très tôt le matin, après avoir refait leurs forces, elles reprenaient leur envol sans oublier de nous saluer.</span></p>
<p><span>Samedi, peu après midi, une camionnette traversa le camping, véritable événement en soi. Cela me rappela le temps où nous habitions le rang 8 de Chesterville. Sauf de rares exceptions, les seules voitures qui empruntaient régulièrement ce chemin étaient le camion qui ramassait le lait des fermes voisines, l’autobus scolaire et le postillon qui distribuait les factures.</span></p>
<p><span>Un peu plus tard, nos voisins immédiats, des gens courageux et habitués au froid, sont arrivés pour ouvrir la caravane qui les avait attendus tout l’hiver. Cette simple présence, combinée au soleil qui cherchait sans trop de succès à contrer le vent et la froidure, nous a quelque peu rassurés. Encore quelques jours à patienter et le terrain de camping allait sans doute se remettre à vivre.</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span>Déjà. le week-end  prochain va amener notre première sortie officielle. Nous irons alors à Sherbrooke, participer à la Journée de sécurité routière qui, pour la première fois, se tiendra dans cette ville. Elle coïncidera, je crois, avec le rassemblement d’ouverture des membres de la FQCC de cette magnifique région. Qui sait, j’aurai peut-être la chance de croiser et de saluer quelques-uns d’entre vous. </span></p>
<p><span>Je vous l’annonce tout de suite, dimanche prochain, je pourrai vous livrer un premier rapport sur le succès de ce double événement. </span></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Un autre retour au pays</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 12:30:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça y est, nous sommes de retour au Québec. Comme plusieurs qui ont récemment parcouru le trajet de la grande migration, deux transitions majeures, nous attendaient sitôt la frontière traversée. La première, que je qualifierais de géographique, fut de constater combien nos routes, surtout en milieu urbain, sont abîmées. À l’exception d’une centaine de kilomètres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><p><span>Ça y est, nous sommes de retour au Québec. Comme plusieurs qui ont récemment parcouru le trajet de la grande migration, deux transitions majeures, nous attendaient sitôt la frontière traversée. La première, que je qualifierais de géographique, fut de constater combien nos routes, surtout en milieu urbain, sont abîmées. À l’exception d’une centaine de kilomètres sur la I-81, au nord de Wilkes-Barre, PA et sur la I-88 en direction d’Albany, nous avions roulé presque tout l’hiver sur des routes pratiquement impeccables. Quel choc que l’accueil de nos routes !</span></p>
<p><span>La seconde transition fut plus du genre climatique. Fini la chaleur et le soleil. Le printemps québécois, malgré tous ses efforts pour expulser l’hiver n’avait pas encore réussi à faire la paix avec le thermomètre. De notre côté, il nous a fallu nous réhabituer au bruit de la fournaise au propane que nous avions oublié depuis plusieurs mois.</span></p>
<p><span>Tout comme la débâcle des rivières qui se libèrent de leur glace hivernale, le retour au bercail amène aussi un relâchement marqué des cordons de la bourse. Après tout long voyage, il devient essentiel de procéder à la révision et à l’entretien du véhicule récréatif et plusieurs accessoires et appareils. Laissez-moi vous dire à ce sujet que le vent n’a même pas besoin de souffler pour que les « bidous » s’envolent.</span></p>
<p><span>Mise au point, vidange d’huile, changement des filtres, inspection de la génératrice, de la boite de vitesse et du système de freinage et voilà qu’une dizaine de billets bruns viennent de prendre leur envol. Faire laver, désoxyder et cirer le VR et quatre ou cinq autres billets disparaissent. C’est au retour du périple d’hiver qu’une grosse autocaravane comme la nôtre nous rappelle le prix du confort. Ne voulant pas en demeurer en reste, le youyou réclame aussi un traitement similaire. Bref tout pour nous saigner.</span></p>
<p><span>Pour en rajouter, même le gouvernement se met de la partie et réclame sa quote-part. Intransigeant et gourmand, il exige, avant le 1er mai, de lui verser des droits d’immatriculation qu’il a fixé à 939,40 $ incluant moulte taxes et frais administratifs. Il a même le culot de nous obliger à débourser 3,15 $ pour avoir le privilège le payer. Voyons donc, que diriez-vous d’un commerçant qui dirait à son client « tu me dois tant, mais si tu me payes, j’ajoute un montant supplémentaire à ta facture » ? Tant qu’à y être, un beigne ou une enveloppe brune avec ça ?</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span>Bref l’hiver est fini, du moins selon la prétention du calendrier. Puisque le périple que nous venons de terminer s’est limité à la seule Floride, notre kilométrage en autocaravane fut relativement modeste. Précisément 6 998 kilomètres pendant lesquels notre VR a bu 1 570 litres de carburant diesel. Il a donc consommé quelque 22,5 litres au 100 et, curieux hasard, chaque kilomètre parcouru nous est revenu à 22,5 cents. Somme toute, je trouve ces résultats très acceptables. Il faut dire que pour y arriver j’ai dû, tout au long du voyage, m’astreindre à conduire avec le régulateur de vitesse réglé aussi bas que 91 km/h.</span></p>
<p><span>Outre l’avantage d’une nette diminution de la consommation de carburant, j’ai aussi trouvé d’autres bénéfices à rouler ainsi. Primo, sauf de rares fois, je pouvais demeurer dans la voie de droite sans avoir à freiner puisque les autres voitures roulaient plus vite que moi. De plus, une telle vitesse engendre moins de stress et de fatigue tout en augmentant les coups d’oeil que l’on peut accorder au paysage qui défile. </span></p></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : La niaiserie, le coupe-ongle et l&#8217;expert</title>
		<link>http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/2012/04/15/la-niaiserie-le-coupe-ongle-et-lexpert/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 12:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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Wilkes-Barre, PA. Nous sommes lundi matin et le soleil entreprend sa mission de réchauffer l’air plutôt frisquet du printemps. La veille en fin de journée, pour la dernière halte de notre retour, nous avions, une fois de plus, choisi l’hospitalité d’un stationnement de Walmart. 
Après un petit déjeuner rapide, Michelle s’affaire déjà à sa routine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br class="spacer_" /></p>
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<div class="i6 ">
<p class="i7 p1  "><span class="i8 ">Wilkes-Barre, PA. Nous sommes lundi matin et le soleil entreprend sa mission de réchauffer l’air plutôt frisquet du printemps. La veille en fin de journée, pour la dernière halte de notre retour, nous avions, une fois de plus, choisi l’hospitalité d’un stationnement de Walmart. </span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Après un petit déjeuner rapide, Michelle s’affaire déjà à sa routine de départ: baisser l’antenne de télé, ranger les objets mobiles et vérifier que toutes les portes d’armoires sont bien fermées. De mon côté, je vais à l’extérieur, inspecter les raccordements du youyou attaché à l’autocaravane tout faisant le tour du VR et m’assurer que rien ne cloche.</span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Une fois assis derrière le volant, je démarre le moteur et actionne le ralenti accéléré, le temps que la pression des ballons de suspension se rétablisse à son niveau normal. En même temps, je remonte les pieds niveleurs qui, la veille se sont avérés fort utiles pour stabiliser le véhicule alors qu’un vent de travers soufflait fort.</span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Au bout de quelques instants, je remarque que la pression des ballons prend plus de temps que d’habitude pour atteindre son niveau habituel. « Mimi, nous avons un problème, les ballons refusent de se gonfler », dis-je à ma femme en espérant ne pas trop l’inquiéter. Je sors du véhicule dont je refais le tour en prêtant l’oreille cette fois à tout bruit pouvant s’apparenter à une fuite d’air. Les ballons arrière semblent normaux, tout comme ceux des roues avant.</span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Ce n’est qu’en arrivant devant le VR que le sifflement si redouté se fait entendre. Je retourne à l’intérieur annoncer la nouvelle à Michelle. En jetant un coup d’oeil aux cadrans du tableau de bord, je constate que la pression grimpe, mais qu’elle semble stagner aux environs de 6o - 65, ce qui est bien loin de la pression idéale aux alentours de 120 livres au pied carré.</span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Espérant que la situation ne soit que temporaire, je décide de rouler quelques centaines de mètres dans le stationnement pour voir comment se comporte le véhicule. Peine perdue, la suspension cogne au fond et rebondit comme si l’on sautait sur un trampoline. Après avoir immobilisé le véhicule et coupé le moteur, je réfléchis à diverses causes pouvant expliquer ce fâcheux problème. Si la pression de la suspension baisse, celle de mes artères augmente à la seule hypothèse de faire remorquer le VR chez un spécialiste en suspension qu’il me faudrait d’abord trouver.</span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Tout naturellement, l’idée me vient d’utiliser des ressources que je connais et en qui j’ai confiance, même si elles sont au Québec. Tout en étant certain que la réparation ne pourra se faire à distance, la perspective d’obtenir un diagnostic en français qui me pourrait m’être utile pour la suite des événements diminue mon stress. </span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">J’appelle donc chez JB, à Laval. Au bout du fil, Jean Bétournay, qui connait bien ma machine, me pose quelques questions. Vingt secondes plus tard, un premier avis tombe. Selon lui, il pourrait s’agir du solénoïde qui contrôle l’expulsion de l’air. Sans doute cette valve est-elle bloquée en position ouverte, expulsant ainsi l’air au fur et à mesure que le compresseur la pousse dans le système.</span></p>
<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Il n’avait pas fini sa phrase que déjà j’avais compris le problème et sa cause. Comme cela produit souvent, le responsable se trouvait sur le siège du conducteur. La veille, comme chaque fois que j’ai à stationner le véhicule pour quelques heures, j’avais abaissé la structure de l’autocaravane en laissant sortir l’air accumulé dans les ballons. Une fois le VR plus près du sol, l’ajustement des pieds niveleurs s’en trouve grandement facilité.</span></p>
<p class="i9 p1  "> </p>
<div id="attachment_766" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-766" src="http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/files/2012/04/dscn44851-300x225.jpg" alt="Pratique le coupe-ongle, à condition de ne pas l'oublier dans cette position." width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Pratique le coupe-ongle, à condition de ne pas l&#39;oublier dans cette position.</p></div>
<p>Or, mon Scepter n’est pas doté d’un mécanisme d’expulsion rapide de l’air. Il faut attendre de longues secondes pendant lesquelles il est nécessaire d’appuyer sur un bouton à bascule afin que<span>la pression descende significativement. Pour me libérer de cette corvée et ainsi faire autre chose, j’ai pris l’habitude de glisser un coupe-ongle sous la bascule pour assurer l’expulsion de l’air. Cette fois-ci, j’avais simplement oublié de retirer le c</span>oupe-ongle. La soupape, bloquée en position ouverte, neutralisait ainsi les efforts du compresseur pour créer une pression convenable.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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<p class="i9 p1  "><span class="i8 ">Vous dire combien je me sentais piteux d’avoir commis une telle bourde me semble superflu. Je me disais alors qu’il était facile d’accumuler des années d’expérience, mais que cela immunisé contre les niaiseries. Grand expert, mais aussi bon prince, Jean Bétournay n’a même pas jugé bon de relever mon erreur. N’ayant pas activé la vidéo de mon téléphone, je ne peux certifier qu’il n’a pas eu un petit sourire malicieux. Mais, de toute façon, je l’avais bien mérité</span></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Les migrateurs</title>
		<link>http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/2012/04/08/les-migrateurs/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 12:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, samedi, il est midi et je profite de notre arrêt casse-croute pour rédiger ce carnet. Depuis hier, nous avons entrepris la longue remontée depuis St. Augustine, FL, jusqu’à Beloeil, notre premier arrêt au Québec.
Conduire pendant de longues heures offre l’avantage de laisser beaucoup de temps pour penser. J’ai toujours apprécié ces moments où le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span>Aujourd’hui, samedi, il est midi et je profite de notre arrêt casse-croute pour rédiger ce carnet. Depuis hier, nous avons entrepris la longue remontée depuis St. Augustine, FL, jusqu’à Beloeil, notre premier arrêt au Québec.</span></p>
<p><span>Conduire pendant de longues heures offre l’avantage de laisser beaucoup de temps pour penser. J’ai toujours apprécié ces moments où le corps se met en mode pilotage automatique tandis que l’esprit se promène au gré de sa fantaisie. Souvent, ces pensées répondent aux stimulations fournies par la route et sa circulation. D’autres fois, l’esprit se concentre sur la planification des prochaines étapes et à l’occasion, il se permet de philosopher sur tout et rien. </span></p>
<p><span>C’est précisément alors que nous roulions, hier après midi que le sujet de ce carnet m’est venu. Entre mes oreilles, je dissertais sur les différents types de caravaniers. J’ai déjà souvent écrit que les caravaniers peuvent se retrouver dans une multitude de catégories. On peut même s’amuser à établir des catégories pour ceux qui vivent dans leur véhicule récréatif à l’année. Loin d’être monolithiques, les nomades n’ont pas tous la même façon d’assumer leur statut.</span></p>
<p><span>Prenez ceux que je nomme les semi-nomades, par exemple. L’été, ils demeurent presque stationnaires sur un terrain de camping, souvent le même, année après année. L’automne venu, ils prennent la route du Sud, là encore en direction d’un autre camping qui leur servira de quartiers d’hiver.</span></p>
<p><span>Les grands nomades affichent généralement une mouvance qui se situe elle aussi sur l’axe principal nord-sud. Cependant, ils bougent beaucoup et leurs arrêts sont plus fréquents et diversifiés. N’éprouvant pas le besoin de retrouver les mêmes voisins de camping, ils voguent au gré de leurs fantaisies et des découvertes.</span></p>
<p><span>Dans la même foulée, il est une autre façon de distinguer les caravaniers qui passent leur hiver au Sud, cette fois, selon leur façon de migrer. Il y a d’abord ceux qui, après avoir passé des mois sur un même camping, s’accordent plusieurs jours, voire des semaines pour le retour, multipliant les haltes et les détours. </span></p>
<p><span>Puis il y a les autres qui, comme Michelle et moi, cherchent à étirer l’élastique au maximum afin de profiter de la chaleur de la Floride, du Texas, de l’Arizona ou de la Basse-Californie. Lorsque l’élastique est tendu au maximum, ils repartent d’une traite ou presque, vers le Nord et parcourent le trajet les séparant du Québec en surement quelques jours.</span></p>
<p><span>Si, en avril, leur départ est retardé par la crainte de replonger trop vite dans le printemps encore timide du Québec, fin octobre ou début de novembre, ils inversent la polarité et roulent presque d’une traite jusqu’à ce que le thermomètre redevienne accueillant. Ce type de comportement a cependant un effet pervers. Tout ce qui se situe entre le point froid et le point chaud devient une zone délaissée, presque méconnue, tant ils sont pressés de retrouver le confort.</span></p>
<p><span>Comme on peut le constater, chaque comportement a ses inconvénients, ses limites. Aucun n’est supérieur ou plus désirable que l’autre, ce qui importe est d’assumer son propre son style et d’y être bien.</span></p>
<p><span>Je pose la question à mes lecteurs qui migrent régulièrement : êtes-vous plus du style semi-nomade ou grand nomade ? Et, tant qu’à y être, comment qualifiez-vous votre migration : d’allongée ou de serrée ? </span></p>
<p><span>Tiens, tiens, cette dernière phrase me fait réaliser qu’en attendant vos réponses, j’ai le gout d’un bon expresso.</span></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Soleil, Québec ou Floride?</title>
		<link>http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/2012/04/01/soleil-quebec-ou-floride/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 12:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[
Chacun sait que la devise de la Floride s’énonce ainsi : « The Sunshine State ». Même si, à première vue, on peut trouver que cela lui convient bien, il faut reconnaître que le soleil n’est pas la caractéristique de ce seul État. Pensons à l’Arizona et au Nouveau-Mexique où la pluie se fait encore plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span>Chacun sait que la devise de la Floride s’énonce ainsi : « </span><span>The Sunshine State</span><span> ». Même si, à première vue, on peut trouver que cela lui convient bien, il faut reconnaître que le soleil n’est pas la caractéristique de ce seul État. Pensons à l’Arizona et au Nouveau-Mexique où la pluie se fait encore plus rare qu’au pays des oranges.</span></p>
<p><span>En poussant un peu plus loin l’analyse, il serait facile d’inclure le Québec dans la comparaison. À certains égards, notre pays sortirait gagnant de la compétition. En voici d’ailleurs la démonstration.</span></p>
<p><span>Tout d’abord, même si mon carnet est mis en ligne aujourd’hui, notez qu’il ne s’agit pas d’un poisson d’avril. D’ailleurs, ne voulant pas risquer de vous voir imaginer un seul instant que je cherche à me payer votre tête en ce 1er avril, j’ai écrit ce carnet hier.</span></p>
<p><span>Je me souviens qu’à notre premier voyage en Floride, à la fin de décembre 1990, quelque chose n’avait cessé de m’agacer sans que je puisse vraiment identifier de quoi il en retournait. Tout au long du voyage, mon horloge biologique s’obstinait à me dire que quelque chose ne cadrait pas avec ce à quoi j’étais habitué. </span></p>
<p><span>Sur le chemin du retour, la lumière se fit et je pus enfin identifier le problème. Essentiellement, il s’agissait d’une dissonance profonde entre les concepts de chaleur et clarté. Lorsqu’au Québec il fait très chaud, les jours s’étirent jusque dans le milieu de la soirée. À l’inverse, en Floride, alors que la chaleur était présente même en hiver, quand venait l’heure du souper, le jour tombait en quelques minutes. </span></p>
<p><span>C’est à ce moment que j’avais compris que, plus on approche de l’équateur, moins la différence de lumière entre les jours d’été et les jours d’hiver est grande. Cette situation n’était vraiment pas la réalité de mon pays.</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span>Samedi matin, par curiosité, je me suis amusé à comparer la longueur du jour ici, à St Augustine et à Québec. Croyez-le ou non, à ce moment-ci de l’année et pour plusieurs mois encore, notre ensoleillement sera plus long qu’en Floride.</span></p>
<p><span>À St Augustine, la grosse boule s’est levée exactement à 7 h 15 et brillera jusqu’à 19 h 44, pour une durée du jour de 12 heures 29 minutes. Au même moment, à Québec, le soleil est sorti de sa torpeur à 6 h 25 pour rester éveillé jusqu’à 19 h 14, soit pendant 12 heures 49 minutes. Cela représente quand même 20 minutes de clarté de plus. Mieux encore, cet écart continuera d’augmenter en notre faveur jusqu’au solstice d’été.</span></p>
<p><span>Bien sûr, si j’avais opté pour d’autres variables, comme la température ou les précipitations, le Québec aurait nettement perdu le match, mais, reconnaissons-le, en matière de durée du jour, il nous arrive d’être mieux à la maison qu’en Floride.</span></p>
<p><span>Cette comparaison rigolote prouve aussi que les devises sont souvent à géométrie variable. Si, contrairement à leur prétention, les Floridiens n’ont pas toujours le haut du pavé en matière d’ensoleillement, de leur côté, les Québécois ne se souviennent pas toujours de la signification de leur propre devise. </span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Les grosses vaches</title>
		<link>http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/2012/03/25/les-grosses-vaches/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Mar 2012 12:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le but d’enrayer la naissance d’une quelconque rumeur, je tiens à vous mettre en garde immédiatement, le titre de ce carnet ne vise absolument personne.
Ces deux dernières semaines, nous les avons passés sur la côte ouest de la Floride, au Crystal Isles RV Resort, à Crystal River. Pourtant notre planification initiale ne prévoyait qu’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><p><span>Dans le but d’enrayer la naissance d’une quelconque rumeur, je tiens à vous mettre en garde immédiatement, le titre de ce carnet ne vise absolument personne.</span></p>
<p><span>Ces deux dernières semaines, nous les avons passés sur la côte ouest de la Floride, au Crystal Isles RV Resort, à Crystal River. Pourtant notre planification initiale ne prévoyait qu’une semaine à cet endroit. Que voulez-vous, le centre-ouest de la Floride est particulièrement accueillant, les gens sympathiques et la vie tellement plus calme que dans les grands centres touristiques.</span></p>
<p><span>La proximité de l’eau, adjacente au terrain de camping grâce à un canal conduisant à la Crystal River, a certes joué un grand rôle dans le prolongement de notre séjour. Inutile de vous dire que notre petit voilier gonflable s’est baigné de longues heures, à maintes reprises, de la rivière jusqu’au golfe du Mexique.</span></p>
<p><span>Ce mercredi, Michelle et moi avons ajouté une nouvelle expérience à notre bagage de souvenirs. Nous sommes allés nager avec les lamantins que plusieurs nomment « vaches de mer », d’où le titre de ce carnet.</span></p>
<p><span>Si jamais vous passez dans le coin de Crystal River, prenez le temps de vous payer cette excursion, elle en vaut la peine. De novembre à avril, les lamantins, ces gros mammifères marins dont le poids peut dépasser une tonne, quittent le golfe du Mexique pour venir se prélasser dans les eaux chaudes de plusieurs rivières de la côte ouest de la Floride. L’eau de la Crystal River, alimentée par une multitude de sources se maintient tout l’hiver à une température constante d’environ 22º. Si ce n’était qu’ils sont en permanence dans l’eau, les lamantins pourraient se comparer aux « snowbirds » qui adoptent un camping de la Floride année après année.</span></p>
<p><span>Normalement, notre balade devait durer trois heures pour 45 $, c’est du moins ce qu’annonçait l’entreprise River Ventures (<a href="http://www.riverventures.com"><span>www.riverventures.com</span></a>). Avant chaque départ, une petite vidéo d’une dizaine de minutes rappelle les mesures de sécurité requises et présente les différentes consignes pour approcher les lamantins. Par la suite, les visiteurs enfilent une combinaison de plongée comprise dans le tarif de l’excursion. Les préliminaires terminés, une navette amena les 14 personnes de notre groupe au quai où nous montâmes à bord d’un ponton. </span></p>
<p><span>Nageant en eau très peu profonde (1 à 2 mètres seulement), les animaux ne sont pas farouches, bien au contraire. D’un naturel curieux, ils adorent se faire cajoler par les humains. Attention cependant, il faut les laisser venir à nous et les toucher d’une seule main à la fois avec les doigts bien déployés. Bien que certains écologistes pestent contre ces excursions, prétextant qu’elles mettent en danger les vaches de mer, nous avons découvert au contraire que River Ventures était animé du plus grand des respects pour ces mastodontes et leur habitât.</span></p>
<p><span>Notre capitaine-guide avait pour nom Mike Burns, un homme tellement volubile qu’il se plaisait à dire que lorsque sa femme lui demandait l’heure, il lui expliquait en plus le fonctionnement d’une montre. Véritable encyclopédie du monde maritime et s’exprimant avec aisance, à l’écouter, on ne pouvait que partager son admiration et sa considération pour les lamantins.</span></p>
<p><span>Professionnel autant que passionné, il oublia volontairement l’heure prescrite et nous garda sur l’eau pendant cinq heures et demie. Ce jour-là, les lamantins semblaient bouder les plongeurs. Selon lui, l’hiver plutôt chaud qu’a connu la Floride cette année avait fait en sorte d’accélérer le calendrier. Déjà plusieurs lamantins semblaient avoir amorcé leur migration vers leurs quartiers d’été. Obstiné, Mike nous promena en plusieurs endroits à la recherche des mammifères géants. Cinq ou six fois, il immobilisa son ponton et nous demanda de plonger dans l’espoir d’un contact direct avec les lamantins. Même si les rencontres furent rares, la balade fut très agréable et se termina par une baignade dans les eaux cristallines d’une des nombreuses sources.</span></p></p>
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		<title>Carnet de Paul Laquerre : Au royaume de la voiturette de golf</title>
		<link>http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/2012/03/18/au-royaume-de-la-voiturette-de-golf/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 12:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Laquerre</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entrées de carnet]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques années, en Californie, alors que nous étions à Riverside, en banlieue de Los Angeles, j’avais découvert, tout à fait par hasard, une ville pour le moins extraordinaire. Elle avait comme nom Norco. La particularité de cette ville tenait au fait que ses habitants étaient de grands amateurs de chevaux et d’équitation.
En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span>Il y a quelques années, en Californie, alors que nous étions à Riverside, en banlieue de Los Angeles, j’avais découvert, tout à fait par hasard, une ville pour le moins extraordinaire. Elle avait comme nom Norco. La particularité de cette ville tenait au fait que ses habitants étaient de grands amateurs de chevaux et d’équitation.</span></p>
<p><span>En réalité, tout l’aménagement de Norco avait été pensé en fonction du noble animal. Ainsi, en bordure des rues, des allées en sable remplaçaient les traditionnels trottoirs de béton. La plupart des résidents de la ville pouvaient partir à cheval, directement de leur maison pour aller faire les courses ou manger au restaurant. D’ailleurs, la majorité des commerces possédaient des enclos destinés aux montures. Aux intersections où se trouvaient des feux de circulation, on trouvait deux boutons pour actionner la traverse des piétons. Un premier à la hauteur des épaules pour les marcheurs et un autre, placé environ 60 cm plus haut pour les cavaliers.</span></p>
<p><span>La semaine dernière, j’ai trouvé une autre de ces villes « concept », ici, au coeur même de la Floride : The Villages. Dans la réalité, il s’agit d’un développement résidentiel, récréatif et commercial où l’on trouve plusieurs villages inter-reliés destinés aux gens de 55 ans et plus. Le slogan de The Villages est « </span><span>The Florida’s Friendliest Hometown</span><span> ».<img class="alignright size-medium wp-image-747" src="http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/files/2012/03/dscn4347-300x225.jpg" alt="dscn4347" width="300" height="225" /><br />
</span></p>
<p><span>Le concept a rapidement séduit les retraités puisque la population qui s’élevait à quelque 8 000 personnes en 2000 approche les 90 000 habitants.</span></p>
<p><span>Ces villages sont avant tout axés sur les activités récréatives, sociales et sportives des résidents. 38 terrains de golf dont un conçu par Arnold Palmer et un autre par Nancy Lopez, eux-mêmes résidents de The Villages sont à la disposition des villageois. D’ailleurs, tous les propriétaires d’une résidence peuvent y accéder sans frais, 365 jours par année. En plus du golf, des gymnases, des piscines, des salons de quilles et de billards, deux squares où des spectacles gratuits ont lieu chaque jour, une arène de polo, de la pêche, des clubs de vélo, de patin, de marcheurs, s’offrent aux résidents. Cette liste époustouflante d’activités physiques se combine aussi à d’autres à saveur culturelle, artisanale ou scientifique.</span></p>
<p><span>Cependant, la grande originalité de The Villages, c’est l’omniprésence de voiturettes de golf. Des dizaines et des dizaines de milliers de « golf carts » arpentent les rues de l’agglomération, en plus des allées qui leur sont dédiées. En fait, il y aurait moins d’autos à The Villages que de voiturettes. Bien sûr les résidents s’en servent pour aller jouer au golf, mais aussi pour faire les courses, l’épicerie, rendre visite au médecin, ou pour se rendre aux spectacles ou encore souper au restaurant. Et de bons restaurants, il y en a !</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<div id="attachment_748" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-748" src="http://fqcc.ca/blogues/plaquerre/files/2012/03/dscn4242-300x245.jpg" alt="Les autos se font rares dans les rues de The Villages" width="300" height="245" /><p class="wp-caption-text">Les autos se font rares dans les rues de The Villages</p></div>
<p>Malgré ce que l’on pourrait imaginer, ce paradis du loisir n’est pas un ghetto pour millionnaires retraités. Le prix d’une maison neuve commence à 130 000 $. Quant aux taxes, assurances, électricité et autres services (cueillette des ordures, eau, égouts, gaz), ils varient selon la valeur de la propriété. Ainsi, pour une maison de 250 000 $, le résident devra s’attendre à débourser 1 029 $ par mois, montant comprenant les frais de téléphone et de câblo-distribution et bien sûr le golf à volonté.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span>Croyez-moi, visiter The Villages vaut le détour. Vous y découvrirez la Floride à son meilleur. </span></p>
]]></content:encoded>
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