29 jan 2012
Luxe paradisiaque
En quittant les Keys, dimanche dernier, nous avons pris la direction de Margate, en banlieue de Fort Lauderdale. Depuis le temps que j’entendais parler du Aztec RV Resort, il était grand temps que j’aille prendre le pouls de ce lieu que plusieurs décrivaient comme le paradis des campings.
D’emblée, une précision s’impose, l’Aztec n’a absolument rien d’un camping, du moins dans le sens traditionnel du mot. N’espérez pas y trouver différentes catégories de véhicules récréatifs, car seules les autocaravanes de classe A et les conversions (des autobus Prévost transformés en véhicules récréatifs) peuvent aspirer à un emplacement.

Cet emplacement, celui de Jean-Guy Sylvain, actionnaire principal du Aztec RV Resort, prouve, hors de tout doute, que cet établissement n'es pas un camping.
Non seulement l’Aztec est une destination haut de gamme, mais la place de cet établissement est vraiment au bout du spectre du luxe et du confort. Et du luxe, il y en a, croyez-moi. À cause de cela, il m’est arrivé d’entendre des commentaires du genre « On sait bien, l’Aztec est une place de snobs qui lèvent le nez sur des véhicules récréatifs autres que ceux de classe A ».
Des propos semblables témoignent bien de l’ignorance d’envieux qui, se percevant comme exclus, crachent sur ce qui leur est interdit. Pourtant, même si l’Aztec sert de havre floridien à plusieurs multimillionnaires, il est faux de prétendre que les responsables du projet ont volontairement choisi d’évincer les autres catégories de VR pour en faire un lieu plus huppé.
Lorsque l’initiateur de l’Aztec, Jean-Guy Sylvain, a voulu se porter acquéreur de cet immense terrain, il a rencontré une très forte résistance de la part de la municipalité de Margate et de sa bureaucratie. Au départ, la ville ne voulait pas d’un parc de VR sur son territoire. Mais, les élus municipaux et leurs fonctionnaires n’avaient aucune idée de la ténacité et de la persévérance qui caractérisent un Beauceron.
Parmi les raisons qui poussaient la ville à s’opposer au projet figurait la crainte de voir des véhicules récréatifs variés s’installer sur place et que, petit à petit, des maisons de parc se substituent aux VR. En cas d’ouragans, une menace constante dans la région, des unités résidentielles aussi fragiles auraient posé problème en matière de sécurité.
Après une négociation longue et serrée, le promoteur obtint à l’arraché la permission de réaliser son projet à condition d’en limiter l’accès aux seules autocaravanes de classe A. Aux yeux de la ville, dans l’éventualité d’un ouragan, ces véhicules, entièrement autonomes, pourraient facilement et rapidement évacuer les lieux.
L’obligation de posséder un VR de classe A a donc été imposée par la ville. Attribuer cette décision aux promoteurs du projet est donc une fausseté.
Plus tard, au cours de l’été, je publierai dans Camping Caravaning un article plus approfondi sur cette oasis paradisiaque dont la popularité ne cesse de croître.
15 commentaires to “Luxe paradisiaque”



Voilà pourquoi vous avez changé votre B pour un A, vous vouliez faire un reportage pour le magazine.
Je ne suis pas forte en argumentation, mais si la ville voulait des véhicules autonomes pour évacuer rapidement les lieux, tous les VR sont autonomes à ce que je sache, en tout cas, je pense que je pars aussi vite, sinon plus, avec mon classe B.
Mais bon, ce n’était pas moi le promoteur.
Nous dire si l’Aztec a un rapport avec le Géant motorisé de Chicoutimi, parce que ce dernier en fait souvent la promotion il me semble.
Photo: Jean Guy Poulin
Texte: Jean Guy Sylvain
Est-ce le meme propriétaire?
L’argument de la municipalité de Margate est fallacieux. Les classes B et C, véhicules entièrement autonomes peuvent “facilement et rapidement” évacuer les lieux.
M.Laquerre, je ne suis ni ignorant ni envieux!
Je suis tout à fait d’accord avec les commentaires précédents; c’est plutôt le promoteur qui a décidé d’accepter que les classes A.
On lit partout de la PUB des grands concessionnaires de VR du Québec en faire la promotion, même le Forum VR Camping et toute sa compagnie en fait la promotion.
J’aime lire vos commentaires au sujet des terrains de camping où vous séjournez..Çà me fait voyager car j’ai choisi de rester fixe en Floride dans un petit endroit sympathique et une région que j’aime beaucoup.
Je me promène à gauche et à droite, mais je garde mon ancrage que j’apprécie. J’ai pu constater qu’il y en a en effet pour tous les goûts et toutes les bourses. Et vous allongez mes connaissances.
Je suis beaucoup moins nomade que je ne l’étais et je dirais que quand on trouve son petit paradis, pas nécessairement luxueux, c’est facile de s’y installer et d’en profiter. On n’en parle pas trop car çà devient vite autre chose qu’un paradis…
Par chance que je ne suis pas collaboratrice pour ”Camping Caravaning”!
Je suis d’accord avec les autres commentaires en ce sens qu’il y a sous ces arguments…je dirais un peu beaucoup de snobisme (on veut rester entre nous) et je peux vraiment aller jusqu’à comprendre le phénomène. On est dans un monde libre!
Lâchez pas.
Avez-vous vérifier auprès de la ville de Margate si les classes A sont bien une de leur exigence?
J\’ai comme l\’impression que vous vous êtes faits passer un Québec.
Hum… en effet…
Je prendrais une gageure qu’un petit classe B pourrait être prêt plus vite à partir surtout qu’il ne traîne pas de you-you comme la majorité des Classe A…
Raison plutôt douteuse selon moi !
C’est quoi le problème d’un resort qui n’accepte que les classes A? Il y a des campings/resorts qui n’acceptent pas les animaux domestiques, d’autres pas d’enfants, d’autres pas de tentes ou tente-roulottes, d’autres pas de véhicule récréatif de plus de 10 ans, d’autres pas de véhicule récréatif de moins de 24 pieds, d’autres n’acceptent que les 55+ etc….
C’est évidemment un club qui se veut “sélect”…
Et ça n’a rien d’un camping, mais c’est plutôt un “resort” pour gens très à l’aise qui aiment les partys avec les vedettes québécoises de leur jeunesse lointaine.
Je n’ai rien contre, mais je préfère voyager.
Ce n`est pas un camping pour nous, on nous considère comme les pauvres si on a pas un classe A.
Est-ce qu’il y a de la jalousie dans l’air, peut importe qui a exigé cette règle, comme disait Lise d’autres resorts ont d’autres règles si cela ne nous convient pas ou si nous ne remplissons pas les pré-requis on va ailleurs. C’est tout.
Bof,c’est comme les golfs privés…je vais jouer ailleurs…members only.
notre société est ainsi faite.
M.Laquerre. Je vous considère intelligent. La revue est certainement plus lue que votre blogue. N’utilisez pas l’argument du déménagement rapide d’un Classe A par rapport à un B ou C : vous feriez rire de vous…
Si vous recherchez un terrain luxueux qui accepte d’autres VR que des classe A, vous pouvez visiter le Bluewater Key RV Resort près de Key West.