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Archive pour août, 2010

août 15 2010

Walmart, un camping ? NON!


Mardi après-midi, nous avons, une fois de plus, reparti le moteur de notre Sprinter. Je dois avouer qu’il n’a pas arrêté souvent puisqu’en moins de deux mois, il affiche déjà plus de 9 500 km au compteur. Le week-end dernier, nous étions allés visiter des amis que nous avions connu en Floride et qui passent l’été dans un camping de la région d’Ottawa, à Cumberland, plus précisément.

Un petit camping tout propret d’une centaine d’emplacements, guère plus. De nombreux nomades y passent leur été. C’est le cas de Robert et Nicole, nos amis, qui habitent une magnifique Airstream de 34 pieds, une des plus belles qu’il m’ait été donné de voir.

Chaque fois que je me rends dans l’est de l’Ontario, je suis surpris de constater la quantité de francophones qui y vivent. Alors que la rive québécoise de la rivière Outaouais donne souvent l’impression que l’on est rendu chez les Anglais, l’autre rive, celle de l’Ontario, possède un beau visage francophone. D’ailleurs, au Recrationland de Cumberland, nous fûmes accueillis à l’office dans la langue de Molière, une belle surprise comme seul le voyage peut nous en réserver. Mais, je m’éloigne de mon propos.

Je disais donc que mardi, nous avons une fois de plus repris la route. Cette fois en direction de la Gaspésie. Après avoir couché près de l’usine de Safari Condo en Beauce pour, mercredi matin, faire réaliser quelques petits ajustements et modifications à notre maison sur roues, nous avons roulé jusqu’au Parc national du Bic. Notre intention était d’y arrêter une nuit ou deux. Malheureusement, une affichette collée dans la porte de l’office vint contrecarrer notre projet : camping complet.

Vers 18 h, nous arrivions à Rimouski. Comme nous étions venus dans le Bas-Saint-Laurent il y a moins de trois semaines, nous avons résolu de ne pas nous y attarder davantage et d’opter pour le Walmart pour la nuit.

À en juger par la popularité de ce stationnement, il est facile d’imaginer la frustration des propriétaires de campings de la région. Plus d’une trentaine de VR, des classes A et B surtout et quelques caravanes portées, traditionnelles ou à sellette. Dans l’ensemble, les caravaniers sur place faisaient preuve de discrétion et respectaient l’éthique du « boondocking ». Deux exceptions cependant, plutôt trois, pour être exact.

La première, sans gravité réelle, venait d’un caravanier tirant une roulotte. Sans toutefois séparer son tracteur du VR, il avait placé des béquilles pour stabiliser sa caravane et mis des blocs de bois sous les roues afin de la mettre au niveau. Difficile de lui en tenir rigueur, même si son installation avait un petit côté camping ne convenant guère à un arrêt dans un stationnement.

Dans l’autre cas, deux caravaniers, au volant de vieilles autocaravanes datant du début des années 70 étaient stationnées tête-bêche. Table à pique-nique dehors et chaises berçantes, ils prenaient un souper en plein air sans se soucier de ce qui se passait autour d’eux. Heureusement, leurs véhicules n’arboraient pas le collant indiquant qu’ils étaient membres de la FQCC.

Ce sont des individus comme eux, qui, ne distinguant pas ce qui différencie un terrain de camping d’un stationnement d’un soir, contribuent à empoisonner le débat entre le « boondocking » et le recours aux services d’un camping. Ces personnes au comportement rappelant celui des personnages de la série télévisée « Les Bougons » attisent la vindicte envers les caravaniers distingués au comportement irréprochable. Ce sont eux qui, pour économiser quelques dollars, vont camper au Walmart au lieu de s’y stationner comme le fait la majorité. Par inconscience ou imbécilité, je vous laisse le choix du terme, ils mettent en péril un privilège hautement considéré par la communauté des VRistes.

Je ne le répèterai jamais assez, les arrêts dans un Walmart ou dans un autre lieu accueillant répondent à un besoin et à des conditions précises qui diffèrent de ce que l’on trouve dans un terrain de camping. Il m’arrive, en voyage, de préférer l’un à l’autre selon mon humeur et mes besoins.

J’aime avoir le choix et décider par moi-même et, pour rien au monde, je n’accepterais que le lobby de certains propriétaires de terrain de camping m’oblige à n’arrêter mon moteur que sur leur propriété. Lorsque, il a treize ans, nous avons décidé de vivre dans une caravane au gré des routes, la liberté fut un des facteurs déterminants de notre choix. Conséquemment, je ne saurais tolérer qu’un quelconque proprio de camping s’arroge le droit de devenir mon geôlier.


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août 08 2010

Fin du suspense

I y a quelques semaines, je vous avais fait part de mes mésaventures avec mon fournisseur de services téléphonique et internet. Cela se passait lors d’un séjour en Virginie, à la fin juin. Je vous avais alors annoncé que ma ligne téléphonique avait été suspendue sans avis, à cause d’un usage abusif du transfert de données. Selon la compagnie de téléphone, j’avais téléchargé au total pour 3 000 $ de données en moins de six jours, dont 2 700 $ pour la seule journée du 26 juin.

Or, en cette soirée, nous avions dressé le camp au Dixie Cavern, près de Roanoke. Ce camping offrait le wi-fi gratuitement à ses visiteurs. Il était donc évident que je n’avais pas utilisé mon téléphone pour naviguer sur internet, mais bien mon ordinateur portable.

D’ailleurs, il aurait fallu être plutôt masochiste pour préférer le clavier du iPhone dont les touches sont d’une dimension parfaite pour le doigté d’un nouveau-né à celui conçu pour des mains adultes du MacBook Air. De plus, se limiter à une communication par Bluetooth via le iPhone plus lente que celle d’un réseau wi-fi de qualité aurait été un non-sens. J’avais donc en réserve de bons arguments pour contester la facture salée qui s’annonçait.

Évidemment, dès mon retour au Québec, je communiquai avec mon fournisseur, Rogers, puisque vous vous posez la question. Après maints appels logés aux services à la facturation, au soutien technique, à la clientèle, aux enquêtes, j’en étais rendu à me demander si je n’avais pas expliqué mon cas à tous les employés de la compagnie.

Chaque fois, le même chemin dans les dédales des boites vocales, les mêmes questions pour m’identifier, vérifier si je me souvenais de ma date de naissance, de mon code postal, de peur que je ne cherche à voler ma propre identité. Et je ne vous raconte pas toutes les fois où la communication fut coupée par une panne du signal. Bref, un calvaire de patience!

Ces nombreux téléphones m’apprirent entre autres qu’un changement dans leur site web avait amené une double réponse contradictoire à la question demandant si je désirais recevoir ma facture par voie électronique. Cela avait eu comme conséquence que depuis deux mois, je ne recevais plus aucune facture détaillée. La seule chose que je pouvais trouver sur leur site web était le montant global que je leur devais et la date d’échéance pour le régler. Pourtant, depuis mon abonnement à Rogers, toutes mes factures devaient arriver par internet, seule façon logique pour un caravanier nomade.

La décision de me classer dans la catégorie des utilisateurs abusifs d’internet ayant été prise par AT&T, Rogers n’avait aucun moyen de connaître la justification de mon ogresse consommation. Cela ne faisait que compliquer une situation déjà touffue. Optimiste invétéré, j’avais cependant l’impression que cette noirceur pouvait jouer en ma faveur.

Dans la semaine qui suivit mon retour au Québec, bon prince, Rogers m’offrit de me facturer, après le fait, une trousse de voyage comprenant un volume de données à prix fixe. Je n’avais plus qu’à payer la portion dépassant le volume du forfait. De 3 000, ma facture s’en trouvait réduite à environ 300 $. À cela s’ajoutaient les frais habituels de la ligne téléphonique, mes options et les interurbains effectués à partir des États-Unis.

Sceptique, je leur fis comme réponse que j’attendrais de recevoir une facture officielle. Celle-ci fut adressée chez ma fille ainée et je pu en prendre connaissance en début de cette semaine seulement. Entre-temps, une autre période de 30 jours avait fait gonfler la note à plus de 1 100 $.

Puisant dans mes dernières réserves de patience, je communiquai à nouveau avec Rogers il y a trois jours, bien décidé à résoudre le problème une fois pour toutes. Oh bonheur, après plus de 90 minutes à saluer tous les employés de la boite, je tombe sur une gentille dame qui réalisa que le volume de données qui m’était imputé cadrait très difficilement avec les capacités normales d’un iPhone.

Après avoir consulté son superviseur pendant quelques minutes qui me semblèrent une éternité, elle me revint pour m’annoncer que la facture astronomique avait quitté l’orbite de mon porte-feuille à jamais et que je ne leur devais que 600 $ pour les deux derniers mois. Légèrement un peu plus élevé que ce qu’il m’en coûte habituellement, je trouvai ce montant fort acceptable, compte tenu des appels et des messages textes expédiés à  partir des États-Unis.

J’en ai tiré comme leçon que la prochaine fois que je franchirai la frontière, j’aurai un forfait approprié à ma nouvelle situation. De plus, dans les réglages de mon iPhone, le bouton autorisant les données à l’étranger sera en position fermée.

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