Archive pour juin, 2010

juin 30 2010

Home Sweet Home!

Dans les commentaires reçus, un a particulièrement retenu mon attention. Il provenait de Réjean Robidoux. Je le cite tel quel pour vous situer :

« Super vos descriptions. Une chose m’intrigue, maintenant que vous n’avez plus roulotte et véhicule vous êtes obligé à chaque déplacements de tout rangé et de tout réinstaller le soir venu. Cela ne devient-il pas fatigant à la longue? Et si madame désire resté au camping que faites vous? Je prends l\exemple de votre rendez-vous aves la chargée des relations public à 10.00H.

Nous avons présentement une Trillium et je n’arrive pas à me décidé pour un Sprinter à cause de ce handicap des déplacements. Je me sens tellement  plus mobile. Vous qui aviez une Alto l’an dernier êtes peut-être en mesure de m’éclairer sur la façon de s’organiser maintenant? »


Il est certain que notre décision peut sembler étrange. Après avoir tant vanté l’Alto et la possibilité que cette petite roulotte géniale nous offrait de laisser la maison au camping et de se déplacer avec le tracteur pour visiter, le choix d’un véhicule de classe B en surprend plusieurs.

Il est vrai que depuis ce changement, nous devons planifier les choses autrement. Je dois dire que le présent voyage est quelque peu différent de ce que seront les prochains. Dans un prochain avenir, nous prévoyons remorquer un youyou derrière le Sprinter, ce qui nous permettra de retrouver toute la latitude que nous avions précédemment.

Vous raconter comment nous en sommes venus à passer à une autocaravane serait probablement un peu long dans le cadre de ce carnet. J’avais, je crois, expliqué ce processus sur le forum de la FQCC au début de l’année.

Je disais donc que pour ce voyage, nous sommes partis dans un seul véhicule, étant donné que nous sommes en déplacements quotidiens. Comme nous avons eu à changer de camping très souvent, il aurait été inutile de remorquer un autre véhicule qui, de toute façon, aurait été toujours attaché à son tracteur.

La situation aurait été fort différente si nous avions eu à séjourner longtemps au même endroit. À ce moment, un youyou nous aurait libéré de la corvée de tout ranger pour aller faire les courses et de tout réinstaller au retour. Pour la même raison que nos n’avons pas vu l’utilité de deux véhicules pour ce voyage, nous n’avons pas non plus apporté les vélos.

Voyager ainsi, implique donc que Michelle m’accompagne continuellement. Bien sûr, lorsqu’elle se paye une petite virée dans un centre commercial, je ne dois demeurer à proximité. Habituellement, j’en profite pour trouver un resto ou un café offrant une connexion wi-fi. Ainsi, lors de sa dernière escapade, j’étais confortablement calé dans un fauteuil d’un magasin de la chaîne Panera Bread à siroter un « caffe latte » tout en répondant à mes courriels et en rédigeant mon carnet quotidien.

Lors de notre retour au Québec, nous entendons faire quelques courts voyages, notamment en Gaspésie, un pèlerinage presque annuel depuis notre voyage de noces, en 1966. Je crois que là aussi, nous pourrons facilement nous passer d’un youyou.

Comme je le disais plus haut, la fréquence des déplacements influence beaucoup la nécessité d’avoir un moyen de transport autre que l’autocaravane. En fait, le plus problématique touche les denrées alimentaires. Aussi, avant d’arriver à un terrain de camping, nous vérifions s’il manque des choses pour les quelques repas à venir. Au besoin, nous faisons un arrêt à l’épicerie la plus proche. Le fait que notre Sprinter possède deux frigos d’une capacité de 99 litres chacun aide beaucoup.

Même si l’on peut interpréter cette contingence comme une limite, on peut aussi la voir comme une opportunité supplémentaire d’accroître sa liberté de mouvement. Maintenant, lorsque nous quittons un camping, nous pouvons plus facilement nous stationner en route. De plus, n’éprouvant pas le besoin de tout planifier, il nous arrive souvent de modifier nos plans à n’importe quel moment puisque nous avons tout avec nous à tout moment.

Un autre élément qui peut aussi expliquer pourquoi nous ne remorquons pas encore est que je n’ai jugé utile de faire installer un système d’attache sur notre Jeep Sahara Unlimited puisque nous envisageons nous en départir prochainement pour un autre véhicule. Même si un Jeep constitue un très bon choix de youyou pour une autocaravane, nous comptons remorquer une autre voiture, convertible elle aussi.  Une dont la capote se rétracte automatiquement au simple toucher d’un bouton. Ça y est, je viens de vous dire la raison nous ayant conduit à changer de VR: un gros caprice. Dès que j’aurai un peu de temps libre au retour, je vais me consacrer à la vente du Jeep et l’achat d’une autre voiture.

Je ne peux terminer sans vous faire part de nos impressions du Sprinter XL Plus. Nous en sommes enchantés. Un véhicule puissant qui se moque de toutes les pentes, assorti d’une boite vitesse qui travaille en douceur. Un simple tapotement latéral sur le levier de vitesse la fait rétrograder et enclenche un frein moteur des plus efficaces. Il est clair que les plaquettes de frein vont durer longtemps, très longtemps.

Au moment où nous avions commandé ce VR, il n’existait qu’en deux copies. La première dans la tête de son concepteur, Daniel Nadeau, et la seconde sur sa planche à dessin. Acheter sans avoir vu ni essayé un véhicule récréatif peut sembler un geste insensé et téméraire. Heureusement, connaissant depuis longtemps la qualité des produits de ce fabricant québécois, le risque d’être déçu devenait donc minime.

Au fur et à mesure que nous apprivoisons notre nouvel univers, la certitude d’avoir bien choisi se renforce. Michelle ne cesse de me dire combien elle aime cuisiner dans un environnement lui permettant de voir partout à l’extérieur.

Certes l’Alto nous avait habitués à vivre dehors un peu plus. Avec le XL-Plus, cela se poursuit et même s’intensifie. Grâce à la gigantesque porte latérale, lorsque nous sommes en déplacement, nos lunchs du midi se transforment la plupart du temps en pique-nique. Après avoir trouvé un endroit tranquille nous nous arrêtons sur le bord de la route, ouvrons toute grande la porte et après nous être assis dans les marches, nous mangeons. Étonnant ce qu’un simple sandwich peut être délicieux dans un tel environnement.

Lorsque nous nous immobilisons de la sorte, point besoin de quitter le véhicule pour se rendre dans la roulotte, pas de toit à lever pour se déplacer debout dans le VR, tout est beaucoup plus simple et efficace.

À la fin de ce voyage inaugural qui aura quand même inscrit près de 6 000 km au compteur, je reviendrai sur la consommation observée durant ces quelques jours. Entre temps, demain, comme nous en avons terminé avec le Skyline et le Blue Ridge, je dresserai un bilan provisoire de mes observations.

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juin 29 2010

Rouler, encore rouler

Hier soir, je vous ai laissé en soulignant notre présence dans un camping au tout début de la Caroline du Nord. Je mentionnais alors que nous allions probablement y séjourner plus d’une journée. Ce matin, au lever, notre idée avait changé et nous avons repris la route.

N’allez pas imaginer que ce camping nous a déçus par des défauts cachés, loin de là. Situé dans la localité de Piney Creek, NC — localité est quelque peu exagéré, car nous ne l’avons pas trouvée — sur le bord de la New River, ce camping porte le nom de River Camp USA.

Comme la rivière coulait juste derrière notre emplacement, nous avons installé la table et nos chaises sur sa rive et mangé dehors, au bord de l’eau. De temps en temps, des personnes descendaient la rivière, en se laissant flotter dans des chambres à air ou en kayac. Tout près du camping, un centre de plein air louait différents équipements pour profiter de l’eau,

Petit, ce camping compte peut être une soixantaine d’emplacements, guère plus. Il faut vraiment faire un extra pour le dénicher. Dans notre cas, nous l’avons trouvé dans le catalogue Passport America.

15 $ seulement après le rabais. Malgré tout, je crois que je me suis fait avoir, car la gentille dame à l’entrée, après m’avoir demandé si je voulais le wi-fi, m’a facturé 4 $ de plus. Si c’était à refaire, je n’aurais pas répondu par l’affirmative à sa question, son routeur n’étant même protégé, il était donc accessible à tous.

Lorsque nous sommes arrivés, le propriétaire nous a demandé comment nous nous étions rendus à son camping. Je lui ai répondu que mon Nüvi 1690 nous avait guidés jusqu’à sa porte. Il m’a alors demandé quelle route le navigateur nous avait fait prendre. Lui ayant répondu, il m’a dit que cette route n’était pas la meilleure et que les nombreuses courbes n’auraient pas vraiment convenues à une grosse autocaravane.

Il avait un peu raison, nous rendre chez lui avait exigé une bonne dose de confiance envers le Garmin. Peu m’importait, car il nous avait amenés là où nous voulions aller.

Les montagnes entourant le camping portent le nom d’Allegheny et font partie de la chaîne des Appalaches. Partout, à flanc de montagnes, des producteurs de sapins de Noël s’en donnent à coeur joie.

Ici, nous sommes bien dans le Sud. Si vous y venez, il est une expression qu’il vous faudra apprivoiser: « Y’a all ». Ce régionalisme se place partout dans la conversation. Que l’on veuille vous dire « bonne nuit » ou « bon voyage » ici, l’on dit « Y’a all good night » ou « Y’a all a good trip ».

Je reviens à mon propos du début, disant que nous avons repris la route ce matin. Le Blue Ridge Parkway est différent en Caroline du Nord de ce qu’il est en Virginie. Tout d’abord, il monte plus haut. Son altitude maximale est deux fois plus élevée que ce que l’on trouve dans l’État voisin. Malgré cela, rien de dangereux, peu importe la grosseur de la caravane. Un peu plus d’attention et de prudence suffisent amplement.

Nous avons également trouvé la dernière section un peu plus achalandée en terme de circulation. Bien qu’il soit difficile de la qualifier d’intense, nous avons croisé plus de voitures que durant les derniers jours.

Depuis que nous avons entrepris le périple du Blue Ridge, nous avons vu trois VR originaires du Québec. Curieusement, dans les trois cas, il s’agissait de Safari Condo. Malheureusement, nous n’avons fait que les entrevoir. Il aurait été intéressant d’échanger avec eux et de recueillir leurs impressions.

En fin d’après-midi, nous arrivions à Asheville ou nous avons déniché un autre camping Passport America à 15 dollars. Câble, wi-fi, trois services et dalle de béton, tout cela sur le bord d’une rivière. Avouez que c’est une véritable aubaine. Il se nomme le Wilson’s River Waterfront. Une simple recherche sur internet vous permettra d’en savoir plus sur les deux campings que j’ai mentionné.


Demain, nous devrions parcourir les 150 km qui restent du Blue Ridge Parkway. À ce moment, nous serons tous près du Great Smoky Mountain National Park. Cependant, demain, je vais délaisser la description de voyage pour répondre à une question qui m’a été adressée à deux reprises à propos de notre dernier choix de VR.

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