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Archive pour décembre, 2009

déc 13 2009

Carnet de voyage 9



Aux État-Unis, il existe deux Florides. On connait particulièrement bien celle qui, hautement médiatisée, fait rêver de plages sablonneuses, propose mille activités à la façon Disney et fait miroîter des propriétés hors de prix. Il en est cependant une autre, plus négligée par les agences de voyages et les dépliants touristiques, mais qui gagne à être découverte.

Il y a deux semaines, alors que j’avais quelques jours à perdre avant de me rendre à Louisville, Michelle et moi nous somme attardés pour explorer une région que, les autres années, ne faisions que traverser rapidement. Homossassa, cela vous dit quelque chose ?

Située à un peu plus de cent kilomètres au nord de la baie de Tampa, sur la côte ouest de l’État, cette ville nous plonge dans la Floride profonde. Partout, la végétation et les cours d’eau évoquent les bayous de la Louisiane. Ici, nous sommes dans le royaume du lamantin. De nombreuses entreprises proposent d’ailleurs des ballades en bateau pour aller voir de près la grosse vache de mer sans malice. Certains offrent en plus la possibilité de nager en apnée avec ces mammifères.

Nous sommes bien loin de Disney World où l’on devrait se contenter de visionner un film à faire pleurer racontant l’histoire d’un bébé lamantin à la recherche de sa mère, sans doute déchiquetée par l’hélice d’un gros yacht appartenant à un milliardaire très méchant.

Homossassa incarne vraiment «The Real Florida ». Les demeures, comme les gens, y sont modestes et sans artifices ostentatoires. Des gens simples qui préfèrent aller à la pêche dès qu’ils en ont l’occasion plutôt que de fréquenter les tapageuses boîtes de nuit de Miami. Le rythme lent et la tranquillité des lieux conviennent beaucoup mieux aux canots et aux kayaks qu’aux hors-bord bruyants. Voilà ce qui attire les visiteurs à Homossassa.

Même les terrains de camping reflètent à leur façon, la simplicité locale. Proche des  terrains comme les aime au Québec, avec des arbres, de la pelouse et des cours d’eau à proximité, ils sont souvent plus abordables que les « RV Resorts » asphaltés et bétonnés situés plus au sud. Avec la carte Passport America, Le Turtle Creek, où nous avons séjourné quelques jours, se contentait de 16,30 $ par nuitée. Trois services, le câble et un voisin dont le routeur n’était pas protégé, avouez que c’est une aubaine.

Finalement, sachez qu’il existe aussi un State Park tout près, le Homossassa Spring que nous nous proposons d’essayer dans un prochain voyage. Il faut bien se garder de la nouveauté pour plus tard.



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déc 06 2009

Carnet de voyage 8

Me voici de retour en Floride, après une semaine plutôt fatiguante pour assister au Salon de la RVIA (Recreational Vehicule Industry Association) qui se tient annuellement dans la ville de Louisville, Kentucky. Je vous avais promis l’exclusivité de mes premiers commentaires, je tiens parole.


Tout d’abord, le Salon 2009 a beaucoup rétréci comparativement à celui de l’an dernier. Il est facile de voir que l’industrie, frappée de plein fouet par la récession, joue de prudence et cherche à contrôler ses dépenses. En fait, s’il fallait résumer en un mot le Salon 2009, «transition» semblerait le mot le plus approprié.


Quelques nouveautés, encore un peu d’extravagance certes, mais une tendance à faire plus petit, plus écologique, plus économique à opérer. Entendons nous bien, dans la pensée états-unienne, le plus minime des petits pas dans une de ces directions devient un argument marketing. Faut pas leur en vouloir, ils sont comme cela les «Ammaricains» comme disait un certain Gratton.


Chose surprenante cette année, les Chinois ont débarqué sur notre continent. Au moins  deux stands étaient tenus par des Asiatiques. Même le présentateur au déjeuner d’ouverture a cru bon de souhaiter la bienvenue aux visiteurs de l’étranger. Cette salutation l’a d’ailleurs obligé à souligner la présence des Canadiens. Faut dire que le marché canadien a grandement aidé l’industrie dans la tourmente de la récession.


J’ai noté aussi une présence accrue de manufacturier provenant d’Europe, notamment d’Allemagne. Facile à identifier par la qualité de leurs produits, souvent des accessoires brillamment pensés, ils contribuent à leur façon à influencer le développement de l’industrie. Nous sommes cependant encore loin de l’importation de VR en provenance du Vieux Continent.


Pour en savoir plus sur ce que nous prépare la prochaine saison de caravaning, vous devrez patienter jusqu’à la parution du prochain numéro de Camping Caravaning. D’ailleurs, il serait quelque peu inapproprié de parler du printemps, puisque l’hiver n’est même pas commencé.


La semaine prochaine, je reviendrai à des propos plus directement liés à mon périple, notamment en vous présentant un coin de la Floride que je connaissais peu.

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