oct 11 2009
À quelque chose, malheur est bon
La récession qui nous touche depuis plusieurs mois nous force à revoir certains de nos comportements. Il importe peu que ceux-ci soient dictés par la perte d’un emploi ou par un sentiment de prudence incitant à ne pas gaspiller nos ressources, l’important est la prise de conscience de la vulnérabilité du confort.
Ainsi, en 2008, aux États-Unis, nos voisins, plus durement éprouvés par la conjoncture économique, ont redécouvert certaines activités comme le camping. Les statistiques dévoilées récemment, ont révélées que l’achalandage des terrains de camping états-uniens a connu une augmentation de l’ordre de 7,4%.
À l’étroit dans leur budget familial, mais ne voulant pas renoncer à toutes les activités, nos voisins ont troqué les voyages en avion et les croisières pour se tourner vers le camping, un loisir qui permet de voir du pays ou de profiter du plein air tout en dépensant moins, beaucoup moins. D’ailleurs, les experts le confirment, en temps difficile, l’humain a tendance à se tourner vers activités plus proches de la nature, empreintes de simplicité.
Il est encore trop tôt pour mesurer quel impact une plus grande fréquentation des terrains de campings aura sur les caravaniers Québécois qui s’apprêtent à mettre le cap sur le soleil et la chaleur. Aurons nous plus de difficulté à trouver des emplacements de qualité? Les tarifs quotidiens seront-ils plus élevés? Dans quelques semaines, nous serons fixés. Il faudra donc surveiller régulièrement le forum des membres de la FQCC qui, à mon avis, sera très éloquent à cet égard.
Certes, les grands centres touristiques du Sud de la Floride et du Texas seront probablement les plus sensibles à des tarifs majorés. Je doute cependant que les terrains de camping situés dans les déserts du Nouveau-Mexique, de l’Arizona et du Sud de la Californie affichent la même gourmandise. Que voilà , pour nos compatriotes un beau prétexte pour pousser leur véhicule un peu à l’Ouest et, ainsi, découvrir de nouveaux paysages, tellement différents du sable blanc des plages.
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