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Archive pour août, 2009

août 31 2009

Encore mieux que les festivals

Les festivals qui pullulent au Québec durant l’été constituent une destination privilégiée pour un très grand nombre de caravaniers. À preuve, ce dernier week-end, un festival western se tenait à Longueuil. Des centaines de caravaniers ont profité de l’événement pour envahir un vaste terrain vague mis à leur disposition par la ville, juste sur la rive du Saint-Laurent. Que demander de mieux, ambiance et panorama au même endroit.

Plusieurs villes ont compris que de permettre aux caravaniers d’avoir un accès direct aux festivals à partir de leur véhicule récréatif représentait une façon très efficace non seulement d’augmenter l’achalandage à leur événement mais aussi de s’assurer que ces visiteurs demeurent sur place plusieurs jours.

Ainsi, à Longueuil, dès lundi dernier, les premiers caravaniers se pointaient sur place. Ce matin encore, quelques dizaines d’entre eux s’attardaient sur les lieux, profitant de la vue exceptionnelle du site.

Cette attitude d’ouverture aux caravaniers profite grandement aux villes. Quant aux caravaniers, ils y trouvent un moyen peu dispendieux de participer à un événement qui les intéresse. Je suis prêt à parier que la plupart d’entre eux n’auraient pas assisté aux trois jours qu’à duré le festival s’il n’avaient pu y venir avec leur caravane.

Les villes ont toutefois un autre pas à franchir, celui de transformer leur accueil temporaire en accueil permanent. Ce pas, certaines l’ont déjà fait. Pensons à Gatineau, à Chicoutimi qui même en dehors de tout événement, procurent aux caravaniers une halte ou séjourner quelques jours, le temps de découvrir et d’apprécier leur ville.

Bien sûr lors d’un festival, ils sont des centaines de caravaniers à la fois et cela signifie beaucoup d’argent dans les coffres des commerçants et de la ville. Or, par définition, un événement, un festival durent un temps très limité. La saison du caravaning dure près de six mois. Les municipalités auraient intérêt à faire ce simple calcul. Deux cents caravaniers présents trois jours donnent 600 jours à dépenser en ville. Une moyenne de cinq caravanes durant les 180 jours de la saison de caravaning donne 900 jours de revenus pour la ville. CQFD

Un commentaire

août 24 2009

Camping, caravaning et médias

Depuis quelques temps, je constate que l’attitude des médias commence à se modifier en matière de camping et de caravaning. Jusqu’à tout récemment, les échos provenant des stations de radio, de télévision et des journaux dépeignaient une réalité pas toujours flatteuse pour les caravaniers et campeurs.

Les reportages de TVA sur les «bougons» du lac Taureau comme les ont désignés plusieurs membres de forum, la polémique sur les caravaniers fervents adeptes du Walmart, l’émission de télé Sainte-Madeleine PQ ou encore le film Camping sauvage incitaient plutôt les vrais caravaniers à se montrer discrets pour ne pas aviver davantage les préjugés.

Curieusement, alors que les médias s’acharnaient à «folkloriser» les adeptes du caravaning et à le décrire comme des sans-gênes, des profiteurs ou des resquilleurs, cette activité continuait à exercer un fort pouvoir d’attraction et e rêve au sein de la population en général. Nous étions en pleine relation d’amour - haine, un phénomène que je laisse aux psychanalystes le soin d’expliquer.

Pourtant, la situation semble évoluer positivement. Faut-il y voir un lien avec le vieillissement de la population ou avec le fait que les pontes des médias sont de plus en plus nombreux à pratiquer le caravaning, mais les demandes d’entrevues et de prestations télé sont nettement en hausse. Les médias semblent enfin découvrir cette activité qui permet d’allier voyage, dépaysement, plein air et détente à un coût encore abordable.

Ainsi, demain mardi, je serai en tournage toute la journée avec une équipe de Télé-Québec, intéressée aux VR pouvant être remorqués par une petite voiture. Plus tard, en septembre, une série devant être diffusée sur le canal Historia (je crois) qui abordera différentes facettes du camping et du caravaning.

Serions-nous devenus un phénomène de société suffisamment important pour susciter l’intérêt des sociologues, anthropologues et autres intellectuels ? L’idée me réjouit, surtout si l’attention que l’on nous porte permet de nous débarrasser, une fois pour toute, du statut de phénomène de foire.

Pas de réponse

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http://www.camping-remillard.com/