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Archive pour juin, 2009

juin 22 2009

Que c’est compliqué

Dans un papier récent, je m’étais quelque peu emporté contre un camping que j’estimais avoir été mal évalué. J’avais alors écris, par erreur, que cette évaluation avait été faite par Camping Québec. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, je recevais deux courriels, polis mais fermes, m’incitant à ne pas ajouter à une confusion par trop facile chez les caravaniers et campeurs.

Eh oui ! Comme plusieurs, j’avais mélangé deux appellations désignant pourtant des entités fort distinctes. L’évaluation des terrains de camping n’est pas faite par Camping Québec, mais bien par un autre organisme, le CDCQ. Pour ceux qui se demandent ce que représentent ces lettres, il s’agit du Conseil de développement du camping au Québec. Une chose que je savais pourtant depuis fort longtemps, mais bon…

Le CDCQ relève à la fois de l’Association des terrains de camping du Québec et de la Fédération québécoise de camping et de caravaning. La présidence du CDCQ est assumée en alternance par le directeur général de la FQCC et de l’Association des terrains de camping du Québec. Le mandat principal du CDCQ est justement de procéder à l’évaluation des terrains de camping du Québec.

Compliqué dites-vous ? Vous avez raison. Une chatte aurait de la difficulté à y retrouver ses chatons. Alors, imaginez pour le commun des mortels ou encore pour celui ne faisant que quelques sorties en camping par saison. D’autant plus que le guide du camping est en ligne sur le site de Camping Québec qui lui désigne l’association des terrains de camping. Ouf !

La tête me tourne. Pourtant s’il en est un qui devrait se dépatouiller dans tout ce méli-mélo, ce devrait bien être moi, rédacteur en chef du magazine Camping Caravaning. Mais non, je ne suis pas à l’abri de cette complexité. À moins que…

C’est ça, je viens de comprendre. J’ai vraiment besoin de vacances. C’est décidé, je pars. Quelques semaines me seront salutaires et, je l’espère, suffiront à m’éclaircir les idées.

Demain matin, c’est promis, je prends la route. Direction Vallée de la Matapédia, suivi d’une virée au Lac Saint-Jean et, pour finir, pourquoi pas un court séjour en Ontario (juste pour avoir le goût de revenir à la maison).
Inutile de vous préciser que mes prochaines interventions sur ce blogue seront aux couleurs des vacances.

Allez, Bye !

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juin 09 2009

Errare humanum est!

Ce matin, à 7 h, j’ai choisi d’effacer mon dernier billet. Rassurez-vous, il s’agit là d’une décision toute personnelle résultant de quelques heures de réflexion. .

Samedi soir dernier, j’avais mis en ligne un court texte après le souper communautaire du rassemblement de l’élite du forum de la FQCC au camping Saint-Alphonse. Lors de ce souper communautaire, quelques présents, offerts par des commanditaires variés, avaient été tirés au hasard parmi les convives présents à l’événement. Plusieurs avaient alors remarqué et déploré que la FQCC n’ait pas fait sa part en s’associant aux donateurs.

Du coup, leur récrimination m’était apparue justifiée. Souvent perçu comme représentant de cet organisme, ce que je ne suis pas, j’avais malgré tout éprouvé un certain malaise devant la situation. Encore sous le coup de l’émotion, j’avais rédigé un billet qui, sans être incendiaire, dénonçait cette absence. S’il est vrai que l’émotion est essentielle aux meilleurs romans, elle agit souvent comme un filtre causant une distorsion au raisonnement.

Voilà pour ma première erreur. La seconde me semble plus grave. Dans l’impulsivité du moment, j’ai fais abstraction d’une des règles fondamentales du journalisme celle que je nomme familièrement la règle de la médaille. Chaque situation comporte toujours au moins deux aspects, comme une médaille a deux faces.

Après avoir mis mon billet en ligne, en discutant avec un des membres présents, on me fit part des renseignements nouveaux qu’il m’aurait été fort utile de connaître avant d’écrire. La réunion du week end était en fait la seconde rencontre des forumeurs. Lors de la première, un simple souper, la FQCC avait été sollicitée pour souligner l’événement, demande qui avait été déclinée.

Échaudés une première fois, les organisateurs n’avaient pas cru utile de formuler une nouvelle demande. Mis au courant de ce facteur, j’aurais sûrement été plus nuancé dans mes propos en replaçant la situation dans son contexte.

Il faut savoir qu’entre la tenue des deux événements, la FQCC a connu de grands changements dans son organisation. Un nouveau directeur général a pris la direction de l’organisme. J’imagine facilement son étonnement en lisant mon brulôt alors que jamais ne lui était parvenue la demande d’une quelconque commandite. Il est clair qu’il ne faut pas présumer des intentions d’une personne sans s’en être informé au préalable. Chaque coureur mérite sa chance.

Conséquemment, je crois que je vais m’imposer une séance de méditation sur l’adage selon lequel il faut touner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Entretemps, je considère l’incident clôs.

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