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Archive pour avril, 2009

avr 26 2009

Enfin une bonne nouvelle

Les perturbations qui touchent l’industrie du véhicule récréatif aux États-Unis ne signifient pas pour autant que celle-ci va disparaître à tout jamais. Tant qu’il y aura des campeurs et des caravaniers ayant la bougeotte − et ce n’est pas demain que cela va cesser −, il y aura des fabricants qui construiront des VR.

Ce à quoi nous devons cependant nous attendre, c’est plutôt une mutation de l’industrie. Déjà, certains gros joueurs ont fermé boutique, d’autres ont carrément fait faillite. Qu’à cela ne tienne, d’autres ayant les reins un peu plus solides se préparent à prendre la relève.

Vendredi dernier, nous avons reçu confirmation d’une de ces transactions importantes. Navistar, un des leaders en matière de constructions de véhicules poids lourds ou militaires et de moteurs diesel (pensons aux Power Stroque des camionnettes Ford), dont les ventes annuelles sont de l’ordre de 15 milliards achète la section VR de Monaco Coach.
Cette transaction deviendra chose faite le 1er juin, dès que la cour aura levé certaines obligations et contraintes consécutives au fait que Monaco Coach s’était placé sous la protection de la loi face à ses créanciers. Pour les caravaniers, il s’agit là d’une excellente nouvelle puisque plusieurs de mes compatriotes possèdent un VR produit par cette compagnie.

Il faut se souvenir que nom de Monaco Coach regroupe plusieurs marques de grande notoriété : Monaco, Holiday Rambler, Beaver, Safari et Mackenzie. Au Québec seulement, plusieurs concessionnaires vendent l’une ou l’autre de ces marques. Pensons ici à Horizons Lussier, Caravane Granby, Monaco Montréal, le Géant du motorisé, Roulottes Gilles Ouellet.

La nouvelle entité Navistar-Monaco Coach amène donc une embellie dans le paysage du caravaning, autant pour ces commerçants que pour les caravaniers. Ne reste plus qu’à espérer que les autres nuages se dissipent aussi rapidement. Entre temps, une question demeure encore sans réponse. Les autocaravanes cette compagnie seront-elles propulsées par les seuls moteurs fabriqués par Navistar?

Une chose est sûre cependant, Monaco est dorénavant le seul constructeur de VR pouvant affirmer fabriquer toutes les composantes mécaniques de ses véhicules. Après la carrosserie, le châssis et la suspension, il ajoute dorénavant ses propres moteurs. Voilà ce que l’on peut décrire comme l’exemple parfait d’une intégration verticale.

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avr 18 2009

Exit Irman Bolduc

Hier vendredi, Irman Bolduc a pris sa retraite. Après une dernière journée de travail, il a quitté son bureau, sans bruit, fidèle à la philosophie de gestion qu’il avait appliquée durant ses 32 ans à la direction de la Fédération de Camping et de Caravaning. Véritable géant dans le développement de l’industrie du camping au Québec, il aurait été normal de sortir les trompettes pour que tous connaissent et mesurent l’ampleur de ses réalisations.

Aux commandes de la FQCC depuis sa création, en 1976, cet homme laisse aujourd’hui une fédération prospère avec plus de 45 000 familles membres, un siège social tout neuf et des services aussi variés que nombreux. Des circuits caravanes organisés qui mènent aussi loin que l’Alaska, le Mexique ou le sud-ouest des États-Unis à une école où les caravaniers peuvent apprendre les rudiments de la conduite et de l’entretien des véhicules récréatifs, en passant par de nombreux rabais réservés aux membres, la liste de ses réalisations est fort longue.

Tout au long de sa carrière, Irman s’est appliqué à développer et à concrétiser sa vision de ce vers quoi devait évoluer la FQCC. Calme, affable, pondéré et conciliant, il peut aujourd’hui, en regardant « son bébé », être fier de ce que celui-ci est devenu. Le connaissant fort bien, je doute cependant qu’il puisse déclarer « mission accomplie ». Dans sa tête, la FQCC était et demeure un concept dynamique en évolution constante.

Bien sûr, lorsque l’on assume de telles responsabilités, et ce, durant tant d’années, on ne se fait pas que des amis. Gérer une organisation impliquant une armée de bénévole n’est pas de tout repos. Il faut savoir assumer des décisions qui, sur le coup, peuvent ne pas être populaires. Il faut aussi ménager les susceptibilités et les égos à fleur de peau qui pourraient s’en trouver écorchés.

Cela, il le faisait à merveille. À force de persuasion et de patience, il réussissait chaque fois à traverser la tempête tout en gardant le cap. Il lui aura fallu toute une réserve de convictions pour y arriver.

Comme la majorité de membres fiers de leur fédération, ce départ n’est pas sans m’attrister. Je reconnais qu’il s’agit là d’un sentiment imprégné d’un certain égoïsme qui s’attarde à ce que nous perdons et qui oublie qu’Irman Bolduc a, pour une fois, décidé pour lui-même. Dans cette perspective, la tristesse doit céder le pas à la reconnaissance.

Irman, au nom de tous les lecteurs de ce magazine dont tu as été l’initiateur, je te remercie et te souhaite de penser à toi et de t’amuser. Puis-je, en terminant, te suggérer le caravaning comme loisir ? Et, si jamais tu as des questions à ce sujet, téléphone à la Fédé – pardon, à ta Fédé -, nous sommes de bon conseil.

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