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Archive pour mars, 2009

mar 26 2009

Conduisez-vous un poids lourd ?

Ce matin, j’avais une rencontre au Ministère des Transports du Québec afin de discuter de la nouvelle règlementation sur les véhicules lourds. Vous savez, celle qui entrera en vigueur en septembre.

Or, la semaine dernière, à peine avions-nous (les caravaniers) reçu un avis de la SAAQ demandant de confirmer le PNBV (poids nominal brut du véhicule) de notre VR que le téléphone aux bureaux de la FQCC passait au rouge. Idem pour ma boîte vocale et mon courrier électronique.

Que de questions, que de réactions! Certains partisans de la théorie du complot y voyaient se dessiner un prélude machiavélique pour nous faire avaler une prochaine immatriculation annuelle des caravanes. Étant bien loin des officines du Gouvernement actuel, je ne saurais me prononcer sur ce point précis.

Une chose est sûre cependant. La nouvelle réglementation va compliquer quelque peu la vie des caravaniers. Heureusement, nous avons encore quelques mois de répit. Même si cela n’est qu’une question de temps avant son entrée en vigueur, ce délai permettra sans doute aux responsables de son application de clarifier certaines imprécisions et zones grises que je n’ai pu m’empêcher de leur souligner, comme bien d’autres ayant une certaine connaissance de la réalité des caravaniers ont dû le faire.

Déjà, l’an dernier j’avais écrit dans Camping Caravaning qu’il fallait s’attendre à certains bouleversements lorsque le nouveau règlement s’appliquerait. Jusqu’à maintenant, on ne changeait pas de catégorie si le véhicule tracteur stoppait la balance à moins de 3 000 kg. On ne parlait alors que du poids net du véhicule, ou, si vous préférez, de son poids à vide.

La nouvelle norme de 4 500 kg peut sembler plus permissive, mais ce n’est qu’une illusion. Désormais, ce nombre ne fera plus référence au poids du véhicule à vide, mais à son poids maximal une fois chargé. Ces données seront fournies par le fabricant et indiquées dans le montant d’une portière ou dans le coffre à gant.

Pour ne pas basculer dans la catégorie «véhicule lourd» le PNBV devra ressembler à l’équation suivante : (Poids du véhicule vide) + (Passagers, accessoires, bagages ou autre chargement ) ≤ 4 500 kg.

Attention, même les caravanes seront soumises à cette équation. Plus chanceuses, les autocaravanes échapperont à cette norme. En clair, un Prévost aménagé en véhicule récréatif avec un PNBV dépassant 20 000 kg ne sera pas considéré comme un véhicule lourd. Par contre une caravane à sellette d’un PNBV de 4 501 kg deviendra un véhicule lourd.

D’ici l’entrée en vigueur du règlement, j’aurai l’occasion de faire le tour complet de la question dans Camping Caravaning. D’ici là, vous pouvez toujours y aller de vos commentaires.

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mar 20 2009

Relancer l’industrie du VR

Relancer l’industrie du VR

Récemment, le président Obama, profitant d’une visite à Elkart, la capitale du véhicule récréatif, annonçait une série de mesures pour venir en aide à l’industrie du VR. Parmi ces mesures se trouvait un rabais de taxes sur une partie de la valeur du véhicule.

Ce rabais, accordé directement à l’acheteur d’un nouveau véhicule, faisait d’une pierre deux coups. D’une part le consommateur payait moins cher pour son VR et, de son côté, le fabricant pouvait espérer une augmentation de ses ventes.

La principale qualité de cette mesure est que c’est le consommateur qui profite de l’aide gouvernementale, ce qui n’est pas le cas lorsque celle-ci est accordée directement à l’entreprise. De plus, en accordant un rabais de taxes à l’acheteur, le gouvernement n’a pas à mettre en place de complexes mécanismes de contrôle, souvent inefficaces pour vérifier l’usage que l’industrie ferait de ses subsides.

Le plan Obama pour relancer l’économie de son pays ne peut certes pas s’appliquer mutatis mutandis au Canada, tout au moins en ce qui a trait à la fabrication des véhicules récréatifs. Chacun sait en effet qu’ici, celle-ci est marginale, la presque totalité de nos caravanes provenant des États-Unis.

Nos élus pourraient toutefois s’inspirer de cette démarche pour aider nos commerçants de véhicules récréatifs à mieux traverser la crise économique qui nous secoue. Le gouvernement fédéral, si prompt à verser des sommes astronomiques aux grands de l’automobile, pourrait réorienter son aide de façon à stimuler la demande.

Évidemment, dans le domaine automobile, stimuler la demande ne signifierait pas pour autant que serait les trois géants qui verraient leurs ventes augmenter. Il y a fort à parier que ce sont les Japonais, les Coréens qui, encore une fois, en sortiraient gagnants. Dans le domaine du VR, les choses sont nettement différentes puisque ni le Japon, la Corée ou même l’Europe ne sont dans le décor.

Une aide gouvernementale prenant la forme d’un rabais de taxe substantiel, créerait, à n’en pas douter, une affluence dans les salles de montre de nos marchands de véhicules récréatifs. De nombreux emplois pourraient ainsi protégés et qui sait, des fermetures de commerces évitées.

Une aide directe au consommateur offre la meilleure garantie que cette assistance contribue à la relance économique d’une façon immédiate, sans délai, et aide à prévenir des mises à pied potentielles. Tout cela sans augmenter la lourdeur bureaucratique et les tracas administratifs. Voilà ce que l’on peut appeler une action efficace.

Le débat est lancé. Qu’en pensez-vous?


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