2011-Encore
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29 jan 2012

Luxe paradisiaque


En quittant les Keys, dimanche dernier, nous avons pris la direction de Margate, en banlieue de Fort Lauderdale. Depuis le temps que j’entendais parler du Aztec RV Resort, il était grand temps que j’aille prendre le pouls de ce lieu que plusieurs décrivaient comme le paradis des campings.

D’emblée, une précision s’impose, l’Aztec n’a absolument rien d’un camping, du moins dans le sens traditionnel du mot. N’espérez pas y trouver différentes catégories de véhicules récréatifs, car seules les autocaravanes de classe A et les conversions (des autobus Prévost transformés en véhicules récréatifs) peuvent aspirer à un emplacement.

Cet emplacement, celui de Jean-Guy Poulain, actionnaire principal du Aztec RV Resort, prouve, hors de tout doute, que cet établissement n'es pas un camping.

Cet emplacement, celui de Jean-Guy Sylvain, actionnaire principal du Aztec RV Resort, prouve, hors de tout doute, que cet établissement n'es pas un camping.



Non seulement l’Aztec est une destination haut de gamme, mais la place de cet établissement est vraiment au bout du spectre du luxe et du confort. Et du luxe, il y en a, croyez-moi. À cause de cela, il m’est arrivé d’entendre des commentaires du genre « On sait bien, l’Aztec est une place de snobs qui lèvent le nez sur des véhicules récréatifs autres que ceux de classe A ».

Des propos semblables témoignent bien de l’ignorance d’envieux qui, se percevant comme exclus, crachent sur ce qui leur est interdit. Pourtant, même si l’Aztec sert de havre floridien à plusieurs multimillionnaires, il est faux de prétendre que les responsables du projet ont volontairement choisi d’évincer les autres catégories de VR pour en faire un lieu plus huppé.

Lorsque l’initiateur de l’Aztec, Jean-Guy Sylvain, a voulu se porter acquéreur de cet immense terrain, il a rencontré une très forte résistance de la part de la municipalité de Margate et de sa bureaucratie. Au départ, la ville ne voulait pas d’un parc de VR sur son territoire. Mais, les élus municipaux et leurs fonctionnaires n’avaient aucune idée de la ténacité et de la persévérance qui caractérisent un Beauceron.

Parmi les raisons qui poussaient la ville à s’opposer au projet figurait la crainte de voir des véhicules récréatifs variés s’installer sur place et que, petit à petit, des maisons de parc se substituent aux VR. En cas d’ouragans, une menace constante dans la région, des unités résidentielles aussi fragiles auraient posé problème en matière de sécurité.

Après une négociation longue et serrée, le promoteur obtint à l’arraché la permission de réaliser son projet à condition d’en limiter l’accès aux seules autocaravanes de classe A. Aux yeux de la ville, dans l’éventualité d’un ouragan, ces véhicules, entièrement autonomes, pourraient facilement et rapidement évacuer les lieux.

L’obligation de posséder un VR de classe A a donc été imposée par la ville. Attribuer cette décision aux promoteurs du projet est donc une fausseté.

Plus tard, au cours de l’été, je publierai dans Camping Caravaning un article plus approfondi sur cette oasis paradisiaque dont la popularité ne cesse de croître.


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22 jan 2012

Sourire et cordialité


Il m’arrive souvent de pester contre les grosses organisations qui, empêtrées dans la bureaucratie, voient leur service à la clientèle se dégrader. Pourtant, il semble qu’en matière de camping, les choses se passent différemment.

Dimanche dernier, je me présente dans un des nombreux campings de la chaîne Encore, le Sunshine Key RV Resort sur l’ile Big Pine Key. Le premier contact à l’office me met en présence d’une gentille dame tout en sourire, qui me souhaite la bienvenue chez eux.

Une fois l’inscription terminée, elle m’offre qu’une personne vienne me guider à mon emplacement. Je lui dis que cela ne sera pas nécessaire, car je possède suffisamment d’expérience en cette matière pour me débrouiller seul. Sans se départir de son sourire, elle se rend à mon désir d’autonomie. Voilà ce que j’appelle un excellent service.

Voici le paysage que je vois chaque jour par le pare-brise de mon autocaravane,  preuve que l'hiver n'est pas toujours synonyme de neige et de glace.

Voici le paysage que je vois chaque jour par le pare-brise de mon autocaravane, preuve que l'hiver n'est pas toujours synonyme de neige et de glace.



J’ai souvent noté que cette qualité de services se rencontre généralement dans les grandes entreprises de camping. Ne concluez pas que les petits campings, du genre artisanal, n’offrent pas de bons services, j’en connais qui sont hors pair.

Il faut reconnaître cependant que les grandes organisations disposent de moyens sans commune mesure avec ceux du propriétaire d’un petit terrain où il doit faire presque tout. Les campings de type « industriel » ont à leur service une équipe de professionnels du marketing dont la fonction dépasse les simples tâches reliées à la publicité. Ils sont aussi payés pour réfléchir et définir les éléments d’un service de qualité. Par la suite, ils transforment cet objectif en normes qui s’appliqueront dans chacun de leurs établissements.

Ces stratèges savent combien la clientèle est séduite par la chaleur de l’accueil qui lui est réservée. Un sourire, de l’attention et de la compréhension constituent l’attitude qui fera en sorte que le caravanier se sentira immédiatement à l’aise dans son nouveau décor. Voilà ce qui m’est arrivé au Sunshine RV Resort et laissez-moi vous dire que cela m’a donné le gout d’aller en visiter d’autres de cette bannière dans l’espoir d’y retrouver un accueil similaire.

Il faut dire qu’au camping où j’étais les semaines précédentes, l’accueil chaleureux n’était pas la valeur première. En fait, les préposées à l’accueil semblaient désabusées et ignorer comment sourire. Leur froideur était telle que j’en arrivais à croire à l’inutilité de faire fonctionner la climatisation pour abaisser la température à l’office.

Le jour de mon arrivée, j’avais effectué une réservation pour des amis qui venaient nous rejoindre pour quatre jours. L’emplacement juste en face du mien était vacant, ce qui aurait été fort pratique pour nos visiteurs. Malgré mon insistance, jamais on n’accepta de me le laisser, prétextant qu’il était déjà réservé. Pourtant, l’emplacement en question demeura libre pendant plus de trois semaines alors que les quatre premiers jours auraient suffi pour me combler.

De toute évidence, à ce terrain de camping, pour le service à la clientèle, il faudra repasser. Le problème est que je ne sais trop si j’en aurai envie.


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