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21 juin 2011

Jour 4 – Le monde est (vraiment) petit !

On se réveille avec le gazouillis des oiseaux et le bruit des vagues qui frappent les rochers. Hé oui, nous sommes vraiment sur le bord de la mer. Avant de nous coucher hier soir, on a pris soin de demander l’heure approximative du départ du traversier pour se rendre sur l’Île-Verte.

Pour être certain de ne pas manquer le bateau (!), on se lève plus tôt que prévu. Si bien que rendu au bord du quai, on se rend compte que nous avons encore une petite heure devant nous.

Le soleil est au rendez-vous, mais la chaleur se fait encore discrète, c’est pourquoi on décide de retourner à notre charmante boulangerie pour déguster un succulent croissant et café au lait, une combinaison très réconfortante.

De retour au quai, nous sommes un peu plus réchauffé mais pas pour longtemps. Car, une fois sur le traversier, on en a pour une bonne vingtaine de minutes à se rappeler le confort de la boulangerie : le fond de l’air est plus frais sur l’eau.

Une fois les pieds – et les roues – sur la terre ferme, la dame de l’accueil du traversier nous indique comment se rendre au camping, le seul de l’Île-verte : « Monte la côte, tourne à gauche et pédale jusqu’au bout » lance-t-elle. Pas trop compliqué, surtout que l’île ne fait pas plus que 13 kilomètres de long.

Quelques faits sur l’Île-verte : elle est réputée pour receler le plus vieux phare du fleuve St-Laurent. De plus, il n’y reste qu’une quarantaine de résidents permanents. C’est certain qu’il y plus de moutons que d’humains sur cette île…

On se rend au camping Myosotis, que nous trouvons très facilement. Et les propriétaires nous présentent notre site. Très rustique s’il en est, nous avons une toilette sèche et un 18 litres d’eau potable et en plus nous sommes seuls. On va avoir la paix! Le camping se trouve sur un versant de l’île alors que leur maison et gîte se trouve à l’opposé. La propriétaire (qui m’a un air de déjà vu) nous avise que si nous avons trop froid, qu’il ne faut pas nous gêner et venir sonner chez eux : ils nous laisseraient le gîte pour le même prix que notre camping.

On installe notre tente et on s’étend dans nos sacs. Soudain, on se dit : « Mettons notre orgueil de côté et profitons de cette offre d’aller coucher à l’intérieur». 15 minutes plus tard, on frappe à leur porte et ils nous ouvrent avec tant de générosité la porte de leur magnifique gîte.

Wow, le confort d’un vrai lit! On se couche ce soir, au chaud et avec une belle pensée pour ces gens si bienveillants que sont nos hôtes.

Odomètre : environ 15 km… maximum !

P.S. J’ai posé à la dame la question classique des vacances : « On s’est pas déjà vues en quelque part ?» Puis mes souvenirs de jeunesse ont refait surface et j’ai trouvé le lien entre nous : elle était ma monitrice de camp de jour au Biodôme de Montréal lorsque j’avais 8 ans et elle m’avait marqué par sa gentillesse. Son nom de monitrice est devenue le nom du camping, Myosotis. Le monde est vraiment petit!

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21 juin 2011

Jour 3 Vers… l’Isle Verte !

Le camping sur les battures, c’est très bien et à la hauteur de nos attentes. Dans le fond, ce qu’on recherche, c’est la proximité avec la nature. Ce camping est assez rustique et chacun y trouvera son lot s’il aime le bord de la mer et le vent! Mise à jour sur l’habitation : notre tente, abîmée par les vents de la nuit précédente, a tenue le coup toute la nuit mais on a décidé de s’arrêter à Rivière-du-Loup dans un «Canadian Tire», à défaut d’un magasin de sport sur notre route, pour nous procurer une autre tente parce que la déchirure a fragilisé notre maison !

Aujourd’hui, on s’est rendu à l’Isle-Verte, avec pour but suivant de nous rendre sur l’Île-Verte. Attention de bien faire la différence entre Isle et Île. L’Île-Verte n’est accessible seulement que par traversier et au gré des marées. La mer n’étant pas favorable à la traversée, nous avons décidé de rester sur la terre ferme et de nous rendre dans l’île seulement le lendemain. Finalement, le hasard a bien fait les choses et nous sommes bien content d’être restés à Isle-Verte parce que nous avons rencontré des gens fort sympathiques en nous promenant dans le village : nous avons visité la quincaillerie, la boulangerie et la poissonnerie du village, question de régler le souper et le petit dèj!

Encore une fois, nous avons reçu un accueil des plus chaleureux au Camping du Faubourg. On s’étonne toujours de nous voir en vélo-camping, on nous trouve en forme et çà nous rend plus sympathique. Cette forme d’activité, le vélo-camping, crée une sorte d’aura autour de nous. Elle permet une belle communication et une saine fraternisation avec tous les gens que nous rencontrons.

Pour ce qui est de la route, on prend plaisir à traverser les petits villages. À la vitesse d’un vélo, le paysage défile lentement et nous laisse voir tellement de choses. Ce sont ces moments qu’il faut apprécier.

Tant que nous sommes sur le bord de la mer, il y a un peu moins de côtes. Mais nous savons que la Gaspésie nous réserve encore quelques crampes dans les mollets!

Odomètre: 52 km

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19 juin 2011

Jour 2, Vive le vent!

Notre première nuit a été tellement venteuse que notre tente a déchirée… un peu ! Ça commence bien le voyage! On ne s’arrête donc pas à un si petit obstacle, en se disant qu’un bout de ruban à gommer sur la couture coupable fera le travail ce soir.

On décide de s’attaquer au plus gros obstacle que le vent représente ce matin. Mais quel vent, à écorner les bœufs ! Il faut se tenir debout dans la tente pour s’assurer qu’elle ne s’envole pas pendant que l’autre la démonte. Scène plutôt comique à regarder, je n’en doute même pas!

Une fois la tente démontée et les bagages sur notre vélo, on se prépare à partir, mais c’est à ce moment que quelques gouttes de pluie se manifestent. Puisque les vêtements secs se font rares dans ce genre de voyage, on décide donc de mettre nos vêtements de pluie. Évidemment, sur le bord de la mer la coutume veut que 5 minutes plus tard un gros soleil brille et que la pluie disparaisse de l’horizon. On se rechange aussi vite et on réussit finalement à décoller de Rivière-Ouelle.

Aujourd’hui, direction St-André de Kamouraska. La route est très agréable, et généralement en bordure de la route plus qu’en sentier. Puisque nous ne sommes pas encore en haute saison, c’est plutôt tranquille sur les chemins. J’aime bien cette façon de faire qu’on les cyclistes qui installe un petit fanion à l’horizontale sur le porte-bagages arrière pour inciter les automobilistes à moins les frôler.

En route, on s’arrête dans un magnifique point de vue pour grignoter et contempler la mer. La paix, la méditation, les vacances sont vraiment commencées. Ensuite, on s’arrête dans cette excellente boulangerie qui est maintenant un arrêt incontournable (Chez Neimand à Kamouraska), à chaque fois que je vais en Gaspésie, parce que les croissants sont si bons! Quelques kilomètres plus loin, on arrive à notre destination finale de la journée, au camping de la Halte écologique des battures du Kamouraska. Un camping plutôt rustique et qui nous plaît dès le premier coup d’œil.

On commence à prendre le rythme du vélo-camping et surtout plaisir à profiter de cette région du Québec autrement.

Odomètre : 44 km

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18 juin 2011

Jour 1, Le grand voyage

On a quitté Montréal vers 6h, en direction de St-Jean-Port-Joli. Puisque notre temps est compté, on a opté comme solution de partir en voiture et de la laisser à une auberge pour ainsi la récupérer seulement à la fin du voyage. On est fébrile à l’idée de partir pendant une dizaine de jours et de n’avoir rien d’autre à faire que de profiter de la mer, du paysage… et de pédaler!

La première nuit est prévue à Pointe-de-Rivière-Ouelle, dans le camping municipal. La route entre St-Jean-Port-Joli et Rivière-Ouelle est vraiment jolie puisqu’une bonne partie se déroule sur le bord de la mer et sur une route verte comme une bretelle en parallèle.

Le seul défaut de cette section de route verte c’est qu’elle est en gravier : or, rouler dans la «garnotte» suppose de prendre son temps et d’être concentré pour ne pas prendre une fouille. Avec nos bagages, cela nous ralentit passablement; mais comme nous avions prévu peu de kilométrage cette journée là, question de se mettre en jambes, c’est loin d’être problématique.

Une halte touristique se trouve sur notre chemin et on décide de s’y arrêter pour ramasser de l’information. Il faut savoir que, entre ce qui est écrit sur internet et la réalité, il y a parfois un certain décalage. La très sympathique dame qui nous accueille nous donne toutes les informations nécessaires pour se rendre au camping et un petit guide touristique du Bas du Fleuve. Et quelques précieux conseils de son cru.

On continue tranquillement notre chemin et on se rend jusqu’à Rivière-Ouelle. Juste avant de prendre la montée pour se rendre au camping, il y a une toute petite épicerie, de style magasin général. On s’y arrête pour se trouver de quoi à souper.

C’est ainsi qu’on arrive à notre camping par une belle journée, quoique pas trop chaude non plus à cause des grands vents de la pointe. Notre jour 1 s’achève et on est que plus excité à l’idée de repartir demain!

L’horaire a été respecté, les gens se montrent accueillants. Il ne nous manque rien. On va dormir là-dessus !

Odomètre : 36 km

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08 juin 2011

Je pars en voyage et j’apporte…

Il est évident que partir dans ce genre de voyage requiert un équipement particulier et il faut penser à tout, au gramme près, parce que rendu sur l’Île Verte, tu ne veux pas que ton pneu crève sans avoir une chambre à air de rechange.

Il faut aussi se dire que partir 5 jours ou 3 semaines, l’équipement est très semblable. Donc, commençons avec une liste de vêtements. Je préfère toujours avoir des vêtements qui sont dans un matériel de type «dry-fit», c’est-à-dire qui garde peu l’humidité et qui sèche très rapidement lorsque lavé.

  • 4 sous-vêtements
  • 1 camisole
  • 2 t-shirt
  • 1 chandail à manche longue
  • 1 cuissard
  • 1 veste de type polar
  • 1 manteau coupe-vent/imperméable
  • 1 pantalon qui se transforme en short (pas très joli mais oh combien pratique)
  • 3 paires de bas dont une d’hiver parce qu’il ne fait pas toujours chaud en Gaspésie en juin

Côté plus technique, il faut penser au matériel pour manger, pour se loger et pour le vélo.

  • 2 petites bonbonnes de gaz
  • 1 brûleur
  • 1 gamelle avec divers chaudrons, de type 5 dans
  • 1 Savon liquide concentré bio-dégradable (lessive, vaisselle, corps)
  • Ustensiles, dont un petit couteau du chef
  • 2 bouteilles pour l’eau ou le jus
  • Linge à vaisselle compact
  • Serviette (de bain) en polyester
  • Petite trousse de premiers soins
  • Médicaments, petites crèmes, baumes, etc
  • Lampe de poche et/ou frontale
  • Outils pour le vélo : clefs allen et torx, démontes pneus, pince
  • Chambre à air
  • Huile à chaine
  • Tente (pour 2 personnes, la plus légère possible)
  • Matelas de sol
  • Attaches Bungee
  • Jeux de cartes (c’est un classique!)

On se dit toujours que dans le pire des cas, on se débrouille avec ce qu’on trouve sur notre route. Et bien on verra si notre préparation aura été suffisante !

Pour la bouffe, il faut un minimum de trucs pour 2 jours (viande séchée, noix, chocolat, etc), des condiments et autres petits plaisirs. Pour le reste, on fait confiance à la route!

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04 juin 2011

La Gaspésie à vélo, pourquoi pas?

Lorsqu’on pense à la Gaspésie, il nous vient en tête la mer, la route 132, l’odeur du varech ou encore les routes montagneuses. Et bien lorsque je pensais à tout ça, je me suis dit que je voulais revivre la Gaspésie en vélo. Je dis revivre parce que j’y suis allée au moins 10 fois avec la famille. Mais à vélo, pourquoi pas? C’est ainsi que je prépare mon voyage qui partira de St-Jean-Port-Joli, dans le Bas-du-Fleuve jusqu’à Ste-Anne-des-Monts en Gaspésie, pour une durée de 10 jours. Ce n’est pas le grand tour, mais en 10 jours je préfère avoir des villages plus rapprochés et moins de côtes à grimper.

Un 10 jours en vélo, ça se prépare avec une certaine avance car il faut être conscient que tout ce que nous avons pour tout transporter, c’est notre vélo. Parlant du vélo, j’ai décidé de m’en acheter un nouveau avant de partir parce que j’ai réalisé par quelques expériences précédentes qu’un bon vélo bien ajusté fait toute la différence.

Ensuite vient le parcours. Je me suis assise avec mon ordinateur pour me tracer un itinéraire qui semble réaliste. Je m’assure de toujours me donner des options avec des chemins plus courts ou plus longs, selon la température et mes humeurs! Évidemment, je dois aussi trouver des campings selon le village que je traverse, ça fait donc partie de mes contraintes. Ce n’est qu’en désespoir de cause que je me quêterais une place chez l’habitant. On a son orgeuil !

Une fois que le vélo est choisi et qu’une ébauche de l’itinéraire est élaborée, il faut penser au matériel. Il faut se concentrer sur la simplicité et la grosseur/volume car tout ce que j’ai, ce sont 2 sacoches de 15 litres, un sac de guidon et un porte-bagage. Et chaque gramme qu’on apporte, il faudra aussi le traîner pendant ces dix jours. Dire que je suis le genre de fille qui en apporte un peu trop!

Reste plus qu’à attendre le 18 juin, jour de mon départ, pour pouvoir me suivre dans ce périple gaspésien en vélo. À bientôt!

Beth

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